Jean-Michel Blanquer à Ibiza : le ministre de l'Education nationale "n'a pas à s'excuser" réagit Clément Beaune

Le ministre de l'Education nationale était en vacances sur l'île des Baléares, en Espagne, lorsqu'il a annoncé le nouveau protocole sanitaire dans les écoles pour la rentrée de janvier. 

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Clément Beaune, le 18 janvier 2022. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le télétravail qui suscite la polémique. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, reste "parfaitement" crédible à son poste, a assuré le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, mardi, sur franceinfo. Son collègue au gouvernement était en vacances à Ibiza lorsqu'il a donné une interview au Parisien/Aujourd'hui en France qui lui a valu de nombreuses critiques, a appris franceinfo, confirmant une information de Médiapart. Dans cette interview, publiée à la veille de la rentrée scolaire et d'abord accessible aux seuls abonnés du journal, il a dévoilé le nouveau protocole sanitaire dans les écoles.

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Clément Beaune, qui "ne savait pas" que Jean-Michel Blanquer a séjourné dernièrement dans cette île touristique des Baléares, a souligné qu'en matière de vacances, "il y a des règles qui sont rappelées à chaque fois par le ministre et son cabinet pour l'ensemble des membres du gouvernement". "Il faut rester dans l'espace européen, il faut être absolument tout le temps joignable et au travail", a-t-il énuméré. "Je crois que c'était le cas de Jean-Michel Blanquer, qui a travaillé pendant ses vacances, qui d'ailleurs, je peux en témoigner, n'est pas coupable de prendre sa tâche à la légère et de ne pas être au travail à 100% du temps", a-t-il assuré.

"L'important, c'est qu'il était disponible, qu'il ait travaillé sur ce protocole", a insisté le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, alors que plusieurs personnalités de l'opposition appellent à la démission du ministre de l'Education nationale. "Je crois qu'il vaut mieux se concentrer sur la gestion de cette crise sanitaire quitte, encore une fois, à faire des critiques ou des améliorations, plutôt que sur une polémique sur telle ou telle destination de quelques jours de vacances", a-t-il estimé.

"On doit être dans une forme de d'hyper vigilance, c'est évident", a reconnu Clément Beaune, qui toutefois "ne veut pas qu'on soit dans une société où la forme prend le pas sur le fond". "On est dans l'investigation ou l'inquisition permanente, c'est pour ça aussi qu'il y a des règles", a-t-il affirmé.

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