INFOGRAPHIES. Coronavirus : découvrez l'effondrement du trafic routier, ferroviaire et aérien en raison du confinement

Des routes parfois désertes, des trains à l'arrêt, des lignes aériennes réduites... Depuis le 17 mars à midi, la France vit au ralenti, comme le montrent les données des différents moyens de transport.

Un pays figé. Depuis l'entrée en vigueur, mardi 17 mars, d'un confinement partiel pour lutter contre le coronavirus, la France est à l'arrêt ou presque, du moins concernant ses transports. Les données auxquelles Franceinfo a pu avoir accès montrent un effondrement presque généralisé du transport routier, ferroviaire ou aérien dans tout le pays.

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La réduction du trafic routier est la plus visible. Les rues de certaines villes sont presque désertes, les autoroutes bien moins fréquentées... Cette impression est confirmée par les données des GPS Tomtom, qui permettent de visualiser précisément l'évolution du trafic dans plusieurs villes de France.

Des embouteillages quasi inexistants dans les grandes villes

Les graphiques ci-dessous représentent l'évolution du niveau d'embouteillage (appelé aussi le taux de congestion) pour six grandes villes françaises. Il correspond au temps passé dans les embouteillages et est calculé à partir des temps de parcours des utilisateurs comparé aux temps de trajets en conditions totalement fluides.

Dans les six villes étudiées, ce taux de congestion s'est effondré depuis la mise en place du confinement : il a baissé de 83,7% à Paris, de 67% à Marseille et de 59% à Strasbourg. Il est resté le plus élevé à Marseille, avec une moyenne de 9,1% du mardi 17 au vendredi 20 mars, contre 3,8% à Paris.

Vous y trouverez l'évolution du taux de congestion heure par heure, du 9 au 22 mars, avec en gris les données pour 2019, et en jaune les données de ces dernières semaines. La ligne verticale grise correspond au mardi 17 mars à midi, quand le confinement est entré en vigueur. 

Seulement 15% des TGV en circulation 

Côté train, le bilan est similaire. Dans le cadre de la gestion de l'épidémie en France, le gouvernement fixe un plafond pour le trafic ferroviaire. Seuls 15% des TGV pouvaient circuler en début de semaine. Ce plafond était de 25% pour les TER et de 30% pour les Transiliens, selon la SNCF.

Et le secrétaire d'Etat aux transports va plus loin. Dans une interview donnée au Monde, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé réduire à 7% seulement le transport ferroviaire longue distance à partir du 27 mars. Cela correspond à 40 TGV quotidiens seulement, contre 700 à 800 en temps normal.

Un trafic aérien en berne

Le trafic aérien s'est également effondré. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la semaine du 16 mars a vu son trafic aérien baisser de moitié par rapport à la même période en 2019. Sur la seule journée du 24 mars, le nombre de vols a ainsi diminué de 80% par rapport à 2019. Seuls 116 vols étaient prévus ce jour, départs et arrivées confondus.

Les taux d'immobilisation des avions ébranlent tout le secteur, menacé par cette crise. "Un certain nombre de compagnies disparaîtront", estimait le 14 mars sur franceinfo Loïc Tribot La Spière, délégué général du Centre d’études et de prospectives stratégiques (CEPS), économiste spécialiste du secteur du transport aérien.

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