Ile-de-France : le pass Navigo et les autres abonnements de transports seront remboursés en avril à cause de l'épidémie de coronavirus

La mesure concernera ceux qui achèteront un abonnement mensuel "pour aller travailler aux fonctions essentielles pour le pays" et ceux qui sont confinés chez eux et qui avaient acheté un abonnement annuel.

Une personne tient un pass navigo devant une station de métro à paris, le 10 décembre 2014.
Une personne tient un pass navigo devant une station de métro à paris, le 10 décembre 2014. (ELIOT BLONDET / AFP)

Les abonnements aux transports franciliens seront remboursés en avril, pour aider ceux qui doivent se déplacer et dédommager ceux qui ont opté pour une formule annuelle et sont confinés chez eux en raison de l'épidémie de Covid-19, a annoncé la présidente de la région Valérie Pécresse au Journal du dimanche.

"Je vais proposer au conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), que je préside, le remboursement intégral du Passe Navigo, mais aussi du Navigo senior et de la carte Imagin'R, à tous les abonnés, pour le mois d'avril", a indiqué la présidente de région au JDD.

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La mesure concernera ceux qui achèteront un abonnement mensuel "pour aller travailler aux fonctions essentielles pour le pays" et ceux qui sont confinés chez eux et qui avaient acheté un abonnement annuel, a-t-elle précisé.

Ils devront se connecter en mai sur une plateforme dédiée pour se faire rembourser, comme après la grève en janvier, a relevé Valérie Pécresse, notant que la mesure coûterait "plus de 100 millions d'euros" à IDFM.

Pas de gratuité, qui serait "une incitation à se déplacer"

"La fréquentation des transports franciliens se situe aujourd'hui à 10% du trafic habituel, qui s'établit en temps normal à 5 millions de voyageurs par jour. Il y a donc encore 500 000 personnes assurant des fonctions essentielles au pays, qui ont besoin des transports en commun", a-t-elle expliqué.

Valérie Pécresse se refuse toutefois à rendre les transports franciliens gratuits, qui selon elle seraient "une incitation à se déplacer totalement contraire à l'esprit du confinement". "Il est par ailleurs hors de question de laisser les portillons ouverts à ceux qui, dans certains quartiers, ne respectent pas le confinement. Je pense aux bandes de jeunes qui se croient à l'abri et ne se rendent pas compte qu'ils peuvent propager le virus", a lancé l'élue.

Ceux qui avaient acheté un abonnement mensuel en mars et ne l'ont pas utilisé pendant une bonne partie du mois en restent pour leurs frais. Quant aux détenteurs d'un abonnement annuel, ils ne peuvent pas suspendre leur abonnement pendant le confinement, car la procédure impose d'aller à un guichet avant le 20 du mois précédent.