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Fête improvisée dans le parc des Buttes-Chaumont à Paris : "Ils ont mis en danger tous les gens qui leur sont chers", déplore Mounir Mahjoubi

"Il y a une lassitude, mais elle est chez tout le monde", pointe le député LREM de Paris, fâché de cette "transgression" des jeunes faite en toute "inconscience".

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Radio France
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Mounir Mahjoubi, député LREM de Paris, porte-parole d’En Marche. (FRANCEINFO)

La fête improvisée qui a rassemblé dimanche 25 avril plusieurs centaines de personnes dans le parc des Buttes-Chaumont du 19e arrondissement de Paris "m'inspire beaucoup de consternation et beaucoup de tristesse", a déploré Mounir Mahjoubi, député LREM de Paris de la 16e circonscription et ex-secrétaire d’État chargé du Numérique, invité sur franceinfo dimanche 25 avril au soir. "C'est irresponsable (...) ils ont mis en danger tous les gens qui leur sont chers".

franceinfo : Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Cela m'inspire beaucoup de consternation et beaucoup de tristesse. C'est une période qui est difficile pour tout le monde. Tout le monde peut reconnaître que c'est une période très dure pour ces jeunes, mais elle est très dure aussi pour ceux qui travaillent dans les hôpitaux, elle est très dure pour les enseignants, elle est très dure pour toutes les familles qui ont à travailler avec des enfants et qui, ces deux dernières semaines, ont rencontré des difficultés. 

"Quand on voit tous ces jeunes danser, boire, se prendre dans les bras, ne porter aucun masque, c'est irresponsable. Ce genre de prise de risque collective met en danger tout le monde."

Mounir Mahjoubi, député LRM de Paris

à franceinfo

J'ai peur pour leur famille, leurs amis, leurs collègues, leurs voisins. Aujourd'hui, ils ont mis en danger tous les gens qui leur sont chers. Ce sont des jeunes qui se sont donné un rendez-vous dans la transgression, mais je crois qu'ils ne se rendent pas compte de l'inconscience.

Que faire face à ce genre de comportements ?

La police est intervenue, ils ont été évacués. Partout sur les bords du canal de l'Ourcq comme sur les bords du canal Saint-Martin, les polices sont stationnées, les gendarmes sont présents, à chaque fois qu'un groupe important se forme, il est dispersé. Des mesures du préfet ont été mises en place pour interdire la consommation d'alcool aux alentours des parcs et des canaux. Mais il faut continuer. La lumière est au bout du chemin. On va s'en sortir, mais on va s'en sortir d'autant plus vite que ces comportements cessent.

Début mars, Emmanuel Macron demandait aux jeunes de tenir quatre à six semaines, nous y sommes. Il y a une lassitude qui se crée ?

Il y a une lassitude, mais elle est chez tout le monde. Et c'est vrai que quand on dit que la lumière est au bout du chemin et qu'on va reprendre notre vie, ça ne va pas se passer du jour au lendemain. Je peux le dire avec beaucoup de tristesse à tous ces jeunes : c'est vrai qu'on ne va pas du jour au lendemain rouvrir les boîtes de nuit, qu'on ne va pas se retrouver à danser tous ensemble. Ça va y aller petit à petit. Il y aura d'abord les terrasses. Il y aura d'abord les lieux de culture avec des séparations. Mais il est certain que les hôpitaux continuent d'accueillir plus de personnes. Les seules mesures capables de nous protéger, ce sont ces mesures de distanciation et la vaccination. Chaque jour qui passe, chaque jour qui nous rapproche de juin, ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui sont vaccinées. L'objectif est que tous les adultes qui le souhaitent puissent être vaccinés d'ici l'été. Si ça, on arrive à le faire, la fête reprendra. Elle reprendra bien assez tôt. Mais là, ça n'est pas le moment.

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