On ne pouvait pas le rater, France info

Et si on se faisait une petite sieste devant Roland-Garros cet après-midi ?

Après près de deux mois restée confinée dans son appartement, Olivia Leray se rappelle du temps où il y avait Roland-Garros. Vous savez, un tournoi de tennis qui avait lieu fin mai, début juin, en France.

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Un ramasseur de balles tenant un parapluie pour faire de l\'ombre sur un court de Roland-Garros, porte d\'Auteuil à Paris. Photo d\'illustration.
Un ramasseur de balles tenant un parapluie pour faire de l'ombre sur un court de Roland-Garros, porte d'Auteuil à Paris. Photo d'illustration. (PIERRE NEVEUX / RADIO FRANCE)

Je vous parle d'un temps que les déconfinés ne peuvent pas connaître. "Roland" en ce temps-là accrochait ses spectateurs jusqu’à la tombée de la nuit, c’est là qu’on était bien, entre canotier blanc et "tie break"mythique. Et oui, si 2020 n’était pas une année en dehors du temps, toi comme moi, au travail ou à la maison, cet après-midi on serait devant "Roland". Oui parce que quand on aime on dit "Roland". Le tournoi aurait débuté lundi 18 mai, et un ami nous aurait déjà dit : "Ah celui-là c'est sûr, on le reverra l'an prochain !" Parce que c’est ça Roland-Garros, c’est quand tout le monde parle de tennis, même ceux qui n'y connaissent rien.

Jeu, set et match

Non, vraiment on ne serait pas bien à faire une sieste devant "Roland" cet après-midi ? Bercés par les cassages de raquettes et les onomatopés. Bercés aussi par les remarques d’un autre ami qui s’y connaît et qui est toujours fier de te rappeler que Roland-Garros,  ce n’est pas pour les Français en deuxième semaine. Non, définitivement on serait vraiment bien. On aurait même accepté d’entendre encore un collègue dire : "Tu sais que j’ai battu Gaël Monfils quand j’étais petit, si je n'avais pas eu les croisés derrière ?".

On n'aurait même pas eu peur de la pluie puisque Roland-Garros avait désormais un toit et qu’en plus il fait un temps incroyable. Bref, on voulait des beaux échanges de balles, on se retrouve sans balle et en plus masqués mais si tout se passe bien, on vivra tous ça ensemble le 20 septembre prochain. 

Un ramasseur de balles tenant un parapluie pour faire de l\'ombre sur un court de Roland-Garros, porte d\'Auteuil à Paris. Photo d\'illustration.
Un ramasseur de balles tenant un parapluie pour faire de l'ombre sur un court de Roland-Garros, porte d'Auteuil à Paris. Photo d'illustration. (PIERRE NEVEUX / RADIO FRANCE)