En 2020, année marquée par le Covid-19, la mortalité a augmenté de 9% en France par rapport à 2019, selon une estimation provisoire de l'Insee

Cette hausse de la mortalité est entièrement due aux plus de 65 ans, explique l'institut : en dessous, on constate soit une hausse négligeable, soit une baisse de la mortalité, notamment chez les moins de 25 ans.

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Des employés funéraires transportent le cercueil d'une victime du Covid-19 dans un Ehpad à Mulhouse (Haut-Rhin), le 5 avril 2020. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

C'était un indicateur très attendu pour mesurer l'impact réel de l'épidémie de Covid-19 : en 2020, la France a compté 9% de décès supplémentaires, toutes causes confondues, par rapport à 2019 ou 2018, selon une estimation provisoire publiée par l'Insee vendredi 15 janvier. Un excédent notamment observé lors des deux pics de l'épidémie de coronavirus, et qui concerne "uniquement les personnes âgées de 65 ans et plus".

"L'excédent de mortalité par rapport à 2019 s'établit à 53 900" morts, relève l'Insee, qui précise que son bilan est "encore provisoire car les décès de fin d'année n'ont pas encore été tous transmis" à l'institut. 

Une mortalité en baisse chez les jeunes

La hausse de la mortalité a atteint 10% chez les personnes âgées de 65 ans et plus, et n'est pas plus importante dans les tranches d'âge encore plus élevées. En revanche, cette surmortalité n'apparaît pas chez les personnes plus jeunes, ou de façon "négligeable", explique l'Insee. Elle atteint ainsi 2% chez les 50-64 ans. A l'inverse, la mortalité a baissé chez les 25-49 ans (-1%) et les moins de 25 ans (-6%).

Si cette surmortalité reflète l'impact de l'épidémie de Covid-19, elle diffère du décompte des personnes mortes à cause du Sars-CoV-2 (69 313 en France selon les autorités sanitaires). En effet, l'épidémie et les mesures de restriction ont aussi affecté les autres causes de mortalité, et "des décès en moins ou en plus [sont] associés à cette période particulière", explique l'Insee. L'institut relève par exemple "un effet protecteur du confinement sur certaines causes de décès", qui explique la mortalité en baisse chez les jeunes.

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