Discours d'Emmanuel Macron : le retour en classe le 22 juin est "une bonne nouvelle", réagit le Snes FSU

"On peut comprendre qu'il y ait un allégement puisque les avis médicaux le conseillaient", dit  Frédérique Rolet secrétaire générale et porte-parole du syndicat enseignant mais elle estime qu'il reste beaucoup de questions, sur la distanciation sociale notamment.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le retour en classe sera obligatoire le 22 juin pour les élèves de collège et écoles. (MARC BERTRAND / FRANCE-BLEU LORRAINE NORD)

Le retour en classe obligatoire à partir du 22 juin pour les écoles et collèges, annoncé par Emmanuel Macron dimanche 14 juin lors de son allocution en direct de l'Elysée, "est une bonne nouvelle", réagit Frédérique Rolet secrétaire générale et porte-parole du Snes-FSU, syndicat national des enseignants du second degré.

franceinfo : Vous êtes satisfaite du fait que tous les élèves jusqu'au collège doivent retourner en cours à partir du 22 juin ?

Frédérique Rolet : Ça s'arrête au collège parce que dans les lycées, à partir du 24 juin, la plupart des enseignants sont pris par les jurys du baccalauréat. On peut comprendre qu'il y ait un allégement puisque les avis médicaux le conseillaient. Mais il y a encore beaucoup d'incompréhension de ce qui a été dit par le président de la République parce qu'il a dit que les élèves peuvent revenir de façon "normale". Or il venait de dire auparavant qu'il fallait continuer à appliquer la distanciation physique. Donc il y a une contradiction. L'essentiel pour nous ça va être de nous laisser un petit peu de temps parce qu'on va être à la quatrième réorganisation, à la fois pratique et pédagogique. Donc, ça suppose évidemment quand même que l'on puisse un peu réfléchir à la question. Et puis, ça va être de préparer essentiellement la rentrée, puisque les conseils de classe ont eu lieu dans les collèges, notamment. Ce qui est plutôt favorable, c'est de dire que l'école est obligatoire".

C'est une bonne nouvelle parce qu'on n'avait pas compris pourquoi l'école, à un moment, était devenue facultative pour certains jeunes. On a à avoir justement à la fois une mixité sociale, à créer ce lien social entre tous les élèves.

Frédérique Rolet, Snes-FSU

Est-ce que les classes, sont prêtes à accueillir le nombre total d'élèves par classe avec le nombre total d'enseignants ?

Il faut une réorganisation. Jusqu'ici on avait refait des emplois du temps, refait des groupes de classes. Tout ça va devoir demander de nouveau un travail collectif et on a besoin de savoir ce qu'il en est de la différenciation physique. Est ce qu'on y renonce complètement? Est-ce que le port du masque reste obligatoire pour les élèves et pour les enseignants quand, justement, il y a plus d'un mètre des élèves ? Beaucoup, beaucoup d'interrogations qui se posent encore.

Est-ce que ça a un intérêt vraiment, ces dix jours de retour de travail en classe au collège ?

AuSnes-FSU, nous avions plaidé pour une réouverture des établissements pour essentiellement pouvoir faire le point avec les élèves de la phase de confinement et pour préparer au mieux la rentrée. 

Mais là ce qui m'inquiète c'est le retard que le ministre de l'Education prend dans cette préparation de rentrée. Parce que nous ne ferons pas une rentrée normale, il faut travailler les programmes.

Frédérique Rolet, Snes-FSU

à franceinfo

Il faut travailler les groupes pour permettre justement de rattraper les décrocheurs. Toutes ces questions-là sont des questions urgentes. Ces quelques jours vont peut-être quand même permettre avec certains, de faire le point sur ceux qu'ils ont fait ou ce qu'ils n'ont pas fait pendant la période de confinement.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.