Réouverture des bars et restaurants : "Cela devient insoutenable d'attendre", dit le fondateur du mouvement "Restons Ouverts"

Emmanuel Macron et une dizaine de ministres se penchent sur les protocoles de réouverture des lieux fermés, ce jeudi soir.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Au Mans (Sarthe), des messages de remerciement aux clients ont été apposés sur la vitrine d'un restaurant du centre-ville, le 6 avril 2021. (JULIE LE DUFF / FRANCE-BLEU MAINE)

David Zenouda, gérant de six établissements à Paris, fondateur du mouvement "Restons Ouverts" et représentant de l’Umih Nuit France, attend "une date et des mesures concrètes" de la part du gouvernement. "Cela devient insoutenable d'attendre et de ne pas avoir de dates, de perspectives", a-t-il dit ce jeudi 15 avril sur franceinfo, alors qu'Emmanuel Macron réunit ce soir une dizaine de ministres pour examiner les protocoles de réouverture des lieux fermés.

franceinfo : Qu’attendez-vous de cette réunion à l’Élysée ?

David Zenouda : Une date et des mesures concrètes, parce que cela fait presque un an pour les discothèques que les établissements sont fermés, pour les bars de nuit neuf mois, pour les restaurants, six mois. Cela devient insoutenable d'attendre et de ne pas avoir de date, de perspective. Et puis, évidemment, la mise en place de nouveaux protocoles, d'éléments qui nous permettront de pouvoir continuer d'exploiter nos établissements, sans avoir à subir les difficultés financières d'une reprise.

Vous espérez la confirmation de la date du 15 mai pour la réouverture des terrasses de restaurants et cafés ?

Évidemment, cette date du 15 mai [annoncée par Emmanuel Macron le 31 mars] est primordiale parce que ça nous laisse un mois pour recruter. On a perdu près de 100 000 personnes qui sont parties travailler dans d'autres structures. Donc il va falloir recruter du nouveau personnel, voire les former. Il va falloir également se structurer pour les cuisines, pour les restaurateurs, c'est-à-dire préparer ces achats parce que tout a été évidemment vidé et nettoyé. Il faut faire un redémarrage et ça demande du temps et de l'organisation. J’ai dû perdre à peu près de 30% de mon personnel. Déjà, il nous manquait près de 110 000 personnes l'année dernière. Donc pour revenir à un rythme normal, il va falloir environ 200 000 personnes. On active le réseau. Les étudiants ont un besoin énorme de reprendre aussi des activités partielles. On pense aussi aux saisonniers, qui vont devoir reprendre une activité. Donc tout ça, ça se prépare. On recommence à chercher du personnel qualifié également pour nos établissements.

Vous êtes prêts à mettre en place un protocole sanitaire ?

Évidemment que le protocole sanitaire est déjà prêt, puisqu'on l’avait remis en place l'année dernière. On va recommencer avec toutes ces règles. On ajoutera à cela la mise en place d'un QR Code qui sera lié à l'application Tous AntiCovid, ce qui permettra aux clients de se taguer dans l'établissement. Tout cela, ce sont des demandes que l'on a faites au gouvernement et dont on attend des réponses à l’issue de la réunion d'aujourd'hui. Et sans jauge à l’extérieur. La terrasse représente à peine entre 20 et 30% de notre chiffre d'affaires. Donc, si on doit redémarrer, c'est vraiment dans la pleine possibilité de l’activité, sachant également que la circulation du virus est minime en extérieur. Et pour l'instant, c'est sur ces terrasses, effectivement, que l'on mise beaucoup. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.