Confinement : "Il faut vraiment qu'on ouvre", plaide l'association des maires des stations d'Isère

Rien n'est encore tranché pour les stations de ski, puisqu'une concertation avec les acteurs du secteur est en cours mais Emmanuel Macron s'est prononcé pour une réouverture plutôt "en janvier". Pas résigné, Pierre Balme assure qu'il "continuera à se battre sur tous ses massifs".

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Radio France
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La station de la Clusaz (Haute-Savoie), le 16 mars 2020 (illustration). (GR?GORY YETCHMENIZA / MAXPPP)

"J'espère que Jean-Luc Boch, président de France Montagne, pourra avoir rendez-vous le plus tôt possible avec Jean Castex", a déclaré mercredi 25 novembre, Pierre Balme, président de l'association des maires des stations d'Isère, administrateur de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) et maire-adjoint des Deux-Alpes (Isère) après l'annonce la veille d'Emmanuel Macron de ne pas ouvrir les stations de ski avant le mois de janvier.

"Il faut vraiment qu'on ouvre sinon c'est un peu la catastrophe pour nos montagnes, pour les gens qui y vivent et pour ceux qu'on pourra y accueillir. Je pense que les Français ont besoin de libertés, de pouvoir se divertir, ne serait-ce qu'en admirant des paysages", plaide Pierre Balme. 

"On avait travaillé à mettre en place un protocole sanitaire qui nous paraît pertinent. Et là c'est une douche froide. Tout s'écroule pour nous". 

Pierre Balme, président de l'association des maires des stations d'Isère

à franceinfo

Pierre Balme ne jette donc pas l'éponge : "Vous savez un montagnard, c'est quelqu'un qui ne plie jamais. C'est quelqu'un qui vit au milieu de contraintes. La montagne elle est unie, forte et belle et elle sera toujours là. À un moment où on parle de la détresse psychologique des Français, je pense que nos stations peuvent offrir ces moments de liberté et d'admiration devant des paysages, des moyens de se ressourcer. Je pense que la montagne française elle est là et elle continuera à se battre sur tous ses massifs pour faire en sorte que nos concitoyens puissent venir le plus tôt possible dans les meilleures conditions de sécurité."

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