Dans la Loire, la médecine de ville prend en charge les soins de réadaptation des patients Covid pour désengorger les hôpitaux

Alors que les hôpitaux sont submergés par la 2ème vague épidémique, une expérimentation débute, mardi 10 novembre, pour faire sortir les patients Covid plus tôt.

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Radio France
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Des personnels soignants dans l'unité Covid de l'hôpital privé de la Loire à Saint-Etienne, le 6 novembre 2020. (JEFF PACHOUD / AFP)

La situation sanitaire est alarmante en France, où le Covid-19 a fait 551 nouvelles victimes lundi, selon le Directeur général de la Santé. Jérôme Salomon met en garde : "Le pic de l'épidémie est devant nous, la 2ème vague progresse toujours". Face à l'afflux de patients, il faut désengorger les hôpitaux qui saturent. C'est urgent dans la Loire où les malades doivent être transférés vers d'autres régions (quatre patients ont été transférés de Saint-Étienne vers la Bretagne lundi). Une expérimentation débute justement mardi 10 novembre. Elle consiste à faire sortir plus tôt de l’hôpital les malades de la Covid-19.

Deux jours de moins à l'hôpital

L’objectif est de faire sortir des malades des hôpitaux de Saint-Étienne et de Firminy deux jours plus tôt, même s’ils sont encore positifs au coronavirus. Ils seront pris en charge quelques jours dans un centre de rééducation, le service de soins de suite et de réadaptation de l’hôpital du Chambon-Feugerolles.

Julien Borowzcyk, député (LREM) de la Loire et médecin généraliste, va assurer cette première semaine de suivi. "Normalement les soins de suite et de réadaptation demandent peu de médicalisation générale. Cette fois, on a des patients qui ne sont pas là pour de la rééducation mais pour des soins de suite en oxygénothérapie, en antibiothérapie, en suivi cardiologique, pneumologique, etc."

Une prise en charge par les médecins et infirmiers libéraux

C'est donc une prise en charge plus lourde, explique-t-il, qui demande plus de personnels de santé. Et ce sont des médecins et infirmiers libéraux (de ville) qui s'occuperont de ces patients Covid, ce qui permettra de soulager les soignants des hôpitaux du département.

Dès aujourd'hui, 12 patients vont être pris en charge, 50 à terme. Si l’expérience est concluante, elle pourrait être étendue à d’autres centres de rééducation de la région, ou à des Ehpad.

Les explications de Solenne Le Hen
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