Crise en Guadeloupe : le gouvernement juge la situation "intolérable et inacceptable"

Policiers, gendarmes et pompiers "ont fait l'objet de plusieurs tirs d'armes à feu", a fait savoir la préfecture après une nouvelle nuit de violences.

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France Télévisions
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Un manifestant devant un barrage enflammée au Gosier (Guadeloupe), le 20 novembre 2021. (MAXPPP)

La Guadeloupe est toujours touchée par des violences sur fond de contestation contre les mesures prises pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Au moins 38 nouvelles interpellations ont eu lieu en Guadeloupe dans la nuit du samedi 20 novembre au dimanche 21 novembre alors que la contestation de l'obligation vaccinale des soignants dégénère en blocages et en violences. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a dénoncé une situation "intolérable et inacceptable". Selon lui, les renforts de policiers et de gendarmes, notamment des unités du GIGN et du Raid, doivent arriver dès dimanche dans l'île.

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"Une nouvelle fois, les forces de police et gendarmerie, mais aussi les sapeurs-pompiers qui intervenaient sur les feux, ont fait l'objet de plusieurs tirs d'armes à feu", a dénoncé la préfecture de Guadeloupe dans un communiqué recensant le bilan des violences urbaines survenues dans la nuit.

Faux appels et guet-apens

Des magasins alimentaires et des pharmacies ont été pillés dans plusieurs communes de l'île, qui est sous le coup d'un couvre-feu de 18 heures à 5 heures. "A chaque fois, une barricade placée en amont nous empêchait d'avancer", selon les gendarmes qui témoignent aussi de soupçons de "faux appels pour nous attirer ailleurs, tout comme les pompiers". Dans la commune de Morne-à-l'Eau, un poste de police a été incendié.

Environ 200 membres de forces de l'ordre étaient mobilisés dans le centre de l'île pour affronter les barrages enflammés "très nombreux" toute la nuit, mais aussi des guets-apens. Au total, ce sont plus de 150 grenades lacrymogènes et de désencerclement qui ont été lancées par les forces de l'ordre.

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