Covid-19 : les remontées mécaniques des stations de ski ne rouvriront pas jeudi

Les professionnels de la montagne espèrent désormais une reprise de leur activité pour les vacances scolaires d'hiver, en février.

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France Télévisions
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Des remontées mécaniques à l'arrêt dans la station de ski de La Clusaz, en Haute-Savoie, le 22 décembre 2020. (GIACOMO ITALIANO / HANS LUCAS / AFP)

La décision est finalement tombée mercredi 6 janvier dans la soirée : les remontées mécaniques des stations de ski ne rouvriront pas jeudi comme cela avait été initialement envisagé, a indiqué à l'AFP le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. Cette décision a été annoncée alors que plus de 25 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrées en France au cours des dernières 24 heures. "Le gouvernement est bien conscient qu'il y a un besoin de visibilité pour le secteur de la montagne et on s'attache à leur donner le plus vite possible cette visibilité pour la suite de la saison", a-t-il assuré, précisant toutefois qu'aucune date ne devrait être fixée avant le conseil de défense de la semaine prochaine.

"On en a marre, il nous faut une date ferme et définitive et qu'on arrête de nous promener", a réagi auprès de l'AFP le président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), Jean-Luc Bloch. "Vous avez le droit de prendre l'avion, le train, le métro mais la montagne c'est dangereux ? On ne comprend plus", a-t-il grincé, estimant que la confiance était "perdue".

L'espoir d'une réouverture en février

Même déception du côté du président de Domaines skiables de France (DSF), Alexandre Maulin. "On est des aveugles dans le brouillard quant à la survie de notre modèle économique", avec "déjà une catastrophe économique", notamment en raison de l'absence de la clientèle étrangère. Dans un communiqué publié plus tôt dans la semaine, DSF avait déjà enjoint le gouvernement "à l'action et à la prise de décision".

Dans un premier bilan d'étape de la saison, les professionnels de la montagne ont fait état cette semaine d'un taux d'occupation en "chute libre", estimant la perte de chiffre d'affaires de l'ensemble de la filière à 1,5 milliard d'euros sur les deux semaines des congés de Noël. "Le plus important c'est qu'on ait une date définitive [de reprise de l'activité], qui ne peut pas être postérieure au 20 janvier, affirme Eric Bouchet, directeur de l'office du tourisme des Deux Alpes (Isère). Si ce n'est pas le cas, cela pourrait signifier ne pas ouvrir en février, et par effet domino ne pas rouvrir de la saison." "A quatre semaines des vacances de février, l'enjeu est majeur pour remettre en route les stations, privées de 80% d'activité à Noël", insiste DSF, assurant que "le ski n'est pas une activité à risque".

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