Covid-19 : les hôpitaux et cliniques d'Île-de-France sommés de déprogrammer 40% des opérations

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Covid-19 : les hôpitaux et cliniques d'Île-de-France sommés de déprogrammer 40% des opérations
France 3
Article rédigé par
Y.Relat, F.Nicotra, G.Le Goff, D.Fuchs - France 3
France Télévisions

Les services de réanimation de Paris et d’Île-de-France pourraient être dépassés dans les prochains jours. L'Agence régionale de santé demande ainsi, lundi 8 mars, à tous les hôpitaux et cliniques de déprogrammer 40% des interventions. 

L'Agence régionale de santé a donné pour consigne officielle de déprogrammer 40% des soins à l'hôpital pour libérer des places en réanimation et accueillir des patients atteints du Covid-19. La course contre la montre commence lundi 8 mars à la clinique Ambroise Paré de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le service d’orthopédie va être transformé en quelques heures. "On est en train d’organiser la future réa Covid, explique Pauline Lecoublet, infirmière. On prépare le matériel pour accueillir les nouveaux patients." Instruments d’intubation, lits et respirateurs artificiels vont être mis en place. 12 patients Covid pourront être pris en réanimation d’ici la fin de la semaine, le temps de recevoir les derniers renforts. Anne-Sophie Richard, infirmière elle aussi, redoute pour le personnel. "On monte les lits, mais après, derrière chaque patient, il y a des soignants", indique cette dernière.  

Redonner une marge de manœuvre aux soignants 

L’établissement a annulé une dizaine d’opérations chirurgicales dans la journée. "On est obligé de faire un tri, explique le docteur Pierre Squara, chef du service de réanimation. La médecine urgente est réalisée, et ce qui est de la médecine de confort ou de la médecine fonctionnelle est finalement reportée." 

Depuis quelques semaines, le nombre de patients en réanimation n’a cessé d’augmenter, pour atteindre 964 malades lundi 8 mars, un niveau comparable à celui de l’automne dernier. Ces déprogrammations pourraient permettre de passer de 1 150 lits de réanimation à 1 577 lits d’ici la fin de la semaine prochaine, avec l’espoir de redonner une marge de manœuvre aux hôpitaux.  

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.