Covid-19 : les autorités sanitaires approuvent un troisième type de tests, dits "antigéniques", pour désengorger les labos

Ces tests sont un peu moins sensibles que les PCR, mais ils permettent d'obtenir un résultat sur place en moins de 30 minutes.

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Des membres de la Protection civile entraînés à réaliser des tests PCR, vendredi 23 septembre 2020 à Paris. (NATHAN LAINE / HANS LUCAS / AFP)

La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son feu vert à un troisième type de tests – les tests antigéniques – pour diagnostiquer le Covid-19 chez les personnes qui ont des symptômes, avec l'espoir de "désengorger" les laboratoires, où les files d'attente et les délais de résultats s'allongent. Ces tests seront remboursés par l'assurance maladie dans le cas d'un diagnostic d'une personne présentant des symptômes, précise un communiqué paru vendredi 25 septembre. La HAS avait déjà approuvé, il y a une semaine, les tests salivaires pour les personnes symptomatiques.

A la différence des tests virologiques PCR, qui recherchent le génome du virus, les tests antigéniques détectent une protéine présente dans le virus. "La technique d’analyse est plus rapide et ne nécessite en général pas d’équipement spécifique", rappelle la HAS. "Ces tests se font pour le moment sur prélèvement nasopharyngé, avec un rendu des résultats dans les 30 minutes." Ils sont "globalement un peu moins sensibles" que les PCR, souligne également l'autorité.

Pour autant, la HAS est favorable à leur utilisation car cette perte de sensibilité peut être compensée par leur impact sur les délais – le résultat étant rendu dans la journée du prélèvement – et donc sur la circulation du virus au sein de la population.

La Haute Autorité de santé

dans un communiqué

La HAS fixe des seuils minimaux de performance pour ces tests antigéniques. Ils doivent présenter une "sensibilité clinique supérieure ou égale à 80%" afin de limiter le nombre de faux négatifs, et une "spécificité clinique supérieure ou égale à 99%", pour s'assurer que les cas positifs sont bien des cas de Covid-19.

Un prélèvement dans la gorge autorisé pour les PCR

Par ailleurs, le principal test, dit PCR, pourra désormais être réalisé après un prélèvement dans la gorge, et non plus uniquement dans le nez, pour les personnes qui ne présentent pas de symptômes et chez qui la réalisation du prélèvement nasopharyngé est difficile ou contre-indiquée, ajoute la Haute Autorité de santé dans un autre communiqué.

Cela concerne par exemple les jeunes enfants, les patients très âgés, les patients ayant des troubles psychiatriques ou ayant une déviation nasale, etc. "Cette alternative pourra représenter un mode de prélèvement plus acceptable dans certains cas, poursuit la HAS. Toutefois, le risque lié au déclenchement possible du réflexe nauséeux devra être pris en considération par le professionnel qui réalisera le prélèvement."

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