Covid-19 : "Le prélèvement nasopharyngé doit rester la référence" malgré l'arrivée des tests salivaires affirme un syndicat

Il y a des conditions assez strictes à respecter avant le test nasopharyngé. Il ne faut ni boire, ni manger, ni fumer.

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Radio France
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Un test de dépistage à Pont-du-Château dans le Puy-de-Dôme. (RICHARD BRUNEL / MAXPPP)

Les tests salivaires sont validés par la Haute Autorité de santé (HAS) pour détecter le Covid-19. Ils concernent surtout les personnes susceptibles d'être testées régulièrement ou encore lorsque le test nasopharyngé est compliqué. Mais "le prélèvement nasopharyngé doit rester la référence", souligne sur franceinfo Morgane Moulis, la vice-présidente du Syndicat des jeunes biologistes médicaux.

franceinfo : Comment fonctionne le test salivaire ?

Morgane Moulis : On donne un petit tube au patient qui va devoir y mettre un peu de salive. Le tube est ensuite rebouché et récupéré par le laboratoire. Il y a des conditions assez strictes à respecter avant ce test : il ne faut ni boire, ni manger, ni fumer, ni avoir effectué un brossage de dents environ 30 minutes avant le prélèvement. Cela peut fausser le résultat de l'analyse. La réalisation de l'analyse est la même pour un prélèvement nasopharyngé ou salivaire. En ce moment, les laboratoires mettent en moyenne 24 heures pour rendre le résultat du prélèvement.

Le test salivaire, est-il aussi efficace que le test nasopharyngé ?

La HAS a fait une analyse de métadonnées qui montre que la sensibilité du test salivaire diminue entre 3 et 13% environ par rapport aux prélèvements nasopharyngés. C'est pour cela que le test salivaire est recommandé avec des indications bien précises, et non pas de le faire au tout-venant. Ils sont recommandés en deuxième intention pour des personnes symptomatiques ou des personnes cas contact. Également dans des dépistages à large échelle comme dans les écoles, les universités, les Ehpad, ou encore en cas de déviation nasale, personne handicapée ou terrain psychiatrique qui font que le prélèvement nasopharyngé est compliqué. Mais le prélèvement nasopharyngé doit vraiment rester la référence.

Est-ce que vous craignez d'avoir un afflux de demandes de tests salivaires ?

Effectivement, nous avons déjà des patients qui sont venus me voir ce matin pour pouvoir faire le test salivaire. Il ne faut pas se présenter au laboratoire, en espérant faire un test en cinq minutes. Il y a des plages horaires dédiées aux tests, le principe est toujours le même au niveau de l'organisation.
Toutefois, la situation est moins compliquée qu'il y a quelques semaines. En ce moment, les résultats sont rendus en 24 heures, ce qui montre bien que le débordement des laboratoires n'est plus d'actualité. Mais les nouvelles mesures sur les prélèvements salivaires doivent être respectées pour éviter de nouveau d'avoir des laboratoires débordés.

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