Covid-19 : la priorisation des tests ne suffit plus pour désengorger les laboratoires, reconnaît Olivier Véran

La "pression sanitaire" est devenue trop importante pour que cette priorisation fonctionne, a expliqué le ministre de la Santé au Sénat. Mais "les délais se réduisent" tout de même grâce à d'autres mesures, assure-t-il.

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Le ministre de la Santé Olivier Véran lors de son audition par la commission d'enquête sur la gestion de l'épidémie de Covid-19 au Sénat, le 24 septembre 2020. (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)

Elle était réclamée de longue date par les laboratoires. Ces derniers peuvent désormais distinguer les patients prioritaires dans le cadre du dépistage du Covid-19. Mais la priorisation "ne fonctionne plus" et ne suffit pas à désengorger le système, a reconnu Olivier Véran, jeudi 24 septembre, devant les sénateurs. Face à l'essor de l'épidémie, il y a désormais trop de personnes prioritaires, a expliqué le ministre de la Santé.

"Plus la pression sanitaire monte, plus le nombre de gens positifs et de cas contacts monte, plus le public prioritaire augmente", a résumé Olivier Véran devant la commission d'enquête du Sénat sur la gestion sanitaire de l'épidémie de Covid-19. "Face à cela, la priorisation demandée en août a fonctionné, jusqu'à ce qu'elle ne fonctionne plus. C'est allé très vite."

Mais Olivier Véran a également assuré que des mesures telles que les 20 nouveaux sites de dépistage en cours de déploiement en région parisienne représentaient "des dispositions efficaces" et que "les laboratoires s'apprêtent à faire encore davantage de tests demain". "Les délais se réduisent déjà, à mon avis les prochains chiffres seront bien meilleurs que les derniers", a-t-il promis.

Un retour à la prescription obligatoire envisagé

Par ailleurs, si le délai pour obtenir les résultats des tests dans certaines métropoles est jugé "problématique", cet embouteillage n'est "pas responsable de la reprise épidémique" actuelle, juge Olivier Véran.

En moyenne, 55% des résultats sont rendus dans les 36 heures, et les deux tiers dans les 48 heures, avait indiqué le ministre mercredi soir au cours d'un point presse.

"Si jamais nous étions en difficulté" malgré les nouvelles dispositions, "et si le nombre de cas prioritaires devenait tel que nous n'arrivions pas à faire face à l'objectif de la réduction des délais", le gouvernement pourrait revenir à la "prescription obligatoire" pour se faire tester, qui avait été supprimée mi-juillet.

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