Covid-19 : la Guyane en première ligne face au variant brésilien

Publié
Durée de la vidéo : 2 min.
Covid-19 : la Guyane en première ligne face au variant brésilien
France 3
Article rédigé par
M.Chevalier, D.Fuchs, Guyane La 1ère - France 3
France Télévisions

La France a stoppé mercredi 14 avril les liaisons avec le Brésil, afin d'éviter la propagation du variant brésilien du Covid-19. L'inquiétude persiste toutefois pour la Guyane, où les contaminations s'accélèrent. 


Faut-il s'inquiéter face au variant brésilien du Covid-19 ? Sur le marché de Cayenne (Guyane), la question est dans toutes les têtes. "Le Brésil c'est juste à côté de chez nous, donc du coup c'est inquiétant", confie un homme aux journalistes de France Télévisions, jeudi 15 avril. Une jeune femme partage son inquiétude. "Parce que ça atteint plus les jeunes que par rapport aux personnes âgées", détaille cette dernière. Plus de 77% des cas positifs au Covid-19 en Guyane révèlent en effet la présence du variant brésilien. 

Frontières fermées avec le Brésil 

Le directeur de l'institut Pasteur de Cayenne se soucie de l'accélération de la pandémie. "Il y a une sorte de remplacement d'une souche historique par le variant brésilien, et à moindre niveau par le variant anglais. Aujourd'hui, on rentre vraiment en troisième vague", détaille Mirdad Kazangi. Sur les 42 personnes actuellement hospitalisées en Guyane, 11 sont en réanimation. Le plan blanc a été déclenché pour mobiliser l'ensemble des personnels hospitaliers. Seuls 4% des Guyanais sont vaccinés pour le moment. "Le vaccin que nous avons en Guyane, le vaccin Pfizer-BioNTech, il a vraiment deux efficacités, à la fois il évite les formes graves, et à la fois il évite d'être simplement contagieux", précise Clara de Bort, directrice générale de l'ARS. Les 730 kilomètres de frontières terrestres entre le Brésil et la Guyane sont actuellement fermés. Les liaisons aériennes avec l'Hexagone sont en revanche maintenues. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.