Covid-19 : il y a 50% de variant britannique dans les eaux usées en Ile-de-France

L'observatoire Obépine, qui regroupe des chercheurs pour analyser les eaux usées en Ile-de-France, a constaté 50% de variant britannique du coronavirus. Mais cela ne signifie pas qu'une personne sur deux est infectée par le variant.

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Radio France
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Les eaux usées sont analysées pour détecter la présence du Covid-19 et de ses variants (ici, à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône), le 19 janvier 2021. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

On recense 50% de variant britannique dans les eaux usées d'Ile-de-France, révèle France Bleu Paris. L'analyse réalisée par le réseau Obépine (observatoire qui réunit des chercheurs pour traquer le virus dans les eaux usées partout en France) montre une augmentation de la présence du variant britannique dans les eaux usées d'Ile-de-France. La situation épidémique ne devrait pas s'améliorer dans les jours à venir.

L'observation du variant britannique par le réseau Obépine est effectuée depuis début janvier. "Aujourd'hui, nous atteignons 50% de variant anglais sur l'ensemble du territoire francilien, sans différence notable selon les zones", indique l'observatoire. L'augmentation est constante.

Une présence du virus de plus en plus forte dans les eaux usées

Avoir 50% de variant anglais dans les eaux usées ne veut pas dire qu'une personne sur deux est infectée par le variant, mais cela donne "une tendance, une idée de l'évolution de l'épidémie", explique Obépine.

L'analyse des eaux usées permet d'anticiper la circulation du virus. Les dernières analyses montrent que les chiffres de contaminations ne vont pas baisser dans les prochains jours. Depuis une dizaine de jours, on constate une présence plus forte du virus dans les eaux usées. Cela veut dire que le nombre de gens probablement infectés est plus important que ceux qui ne le sont plus.

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