Covid-19 : "Il n'y a pas d'interdiction de circuler au sein de l'Europe, même aujourd'hui à l'égard de l'Espagne et du Portugal", clarifie Clément Beaune

Le secrétaire d'État aux Affaires européennes avait conseillé plus tôt dans la matinée sur France 2 d'"éviter l'Espagne et le Portugal" pour les vacances. "J'ai simplement passé un message de prudence et de responsabilité", justifie-t-il.

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Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes, le 23 juin 2021. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Il n'y a pas d'interdiction de circuler au sein de l'Europe, même aujourd'hui à l'égard de l'Espagne et du Portugal", a clarifié le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Clément Beaune, jeudi 8 juillet sur franceinfo. Plus tôt dans la matinée, sur France 2, il avait conseillé à "ceux qui n'ont pas encore réservé leur vacances d'éviter l'Espagne et le Portugal".

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franceinfo : Après vos propos de jeudi matin, les choses changent-elles pour l'Espagne et le Portugal ?

Clément Beaune : J'ai simplement passé un message de prudence et de responsabilité. Les autorités sanitaires espagnoles et portugaises ont indiqué elles-mêmes que dans leurs pays, la situation est aujourd'hui préoccupante.

"Si le variant Delta se développe partout, il s'est développé particulièrement rapidement au Portugal et en Catalogne. Il y a un certain nombre de personnes qui n'ont pas réservé leurs vacances, qui se posent des questions. Je pense que c'est un paramètre à prendre en compte."

Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes

à franceinfo

Je veux être clair, il n'y a pas d'interdiction de circuler au sein de l'Europe, même aujourd'hui à l'égard de ces [deux] pays. Il y a en revanche, partout dans l'Union, un pass sanitaire qui vérifie soit votre vaccination, soit que vous avez un test négatif pour tout déplacement européen. Il faut que ce soit systématiquement contrôlé à l'embarquement.

Le gouvernement réfléchit-il à reconsidérer le cas de certains pays européens comme l'Espagne ou le Portugal, ou bien de régions comme la Catalogne ?

Ce n'est pas le cas à ce stade mais la carte des pays verts, orange et rouges évolue régulièrement en fonction de la situation sanitaire. On a des outils de protection, il faut les appliquer systématiquement. Donc, avant de prendre des mesures supplémentaires, il faut qu'on soit très fermes sur les contrôles et sur un message de vigilance et de prudence pour chacun.

Souhaitez-vous que les Français aient accès aux États-Unis comme les Américains ont accès à la France ?

On l'a dit, il y a une logique de réciprocité et donc c'est ce qu'on défend. Nous avons décidé, pour des raisons sanitaires et en coordination européenne, de classer les États-Unis sur la liste verte. La situation sanitaire, objectivement, y est meilleure et la vaccination y a bien progressé ces derniers mois, mais nous attendons effectivement des États-Unis qu'ils pratiquent la même chose. C'est une discussion diplomatique. Jean-Yves Le Drian sera à nouveau en contact avec les autorités américaines dans quelques jours. Je ne peux pas vous dire aujourd'hui quand cette décision américaine sera prise. Nous la souhaitons, évidemment.

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