Covid-19 aux Antilles : près de 300 soignants de métropole ont décollé d'Orly pour prêter main forte aux équipes médicales sur place

Près de 300 soignants sont partis de l'aéroport d'Orly, vendredi 20 août, pour renforcer les équipes médicales en Guadeloupe et en Martinique, débordées par la quatrième vague de Covid. Les bagages remplis de bonne volonté... et d'incertitude.

Article rédigé par
Boris Hallier - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Près de 300 médecins, infirmiers et pompiers ont décollé de l'aéroport d'Orly, vendredi 20 août, direction la Martinique et la Guadeloupe, pour lutter contre la quatrième vague, particulièrement violente aux Antilles. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"On sait qu'on va pallier les besoins, mais on ne sait pas encore où !" Pour tous ces soignants réunis à l'aéroport d'Orly, vendredi 20 août, c'est un vol vers l'inconnu qu'ils s'apprêtent à prendre. Célina et Camille savent qu'elles partent direction la Martinique et la Guadeloupe. Mais "dans quel service ? Quel hôpital ? Sera-t-on dans un hôpital ? On ne sait pas", raconte Célina, légèrement inquiète. "Ça peut être dans un centre de vaccination, dans une maison de santé", énumère Camille. 

Les deux jeunes soignantes ont préparé leurs valises en catastrophe, comme les près de 300 personnels sur le point d'embarquer avec elles. Ils vont aller prêter main forte à leurs collègues antillais, débordés par la quatrième vague de Covid.

"Dans mon service, j'ai déjà vécu le Covid donc je sais un peu à quoi m'attendre. Ce qui me fait un petit peu peur, ce sont les moyens qu'eux n'ont peut-être pas."

Célina, soignante volontaire en partance pour la Guadeloupe

à franceinfo

"On verra bien sur place"

Célina et Camille partent pour la Guadeloupe, d'autres pour la Martinique. Un élan de solidarité nécessaire, selon Elmaz. Cette infirmière en région parisienne, habituée aux "soins généraux", pense qu'elle va surtout "accueillir les personnes qui vont avoir un état de santé stabilisé, et les surveiller pour éviter une détresse respiratoire et que leur état empire... On verra bien sur place."

Plus de 200 soignants sont déjà arrivés de métropole durant la semaine du 9 août. Simon, médecin au CHU de Nantes, a eu des retours de la situation sur place, de la part d'une collègue déjà sur le pont. "On m'a raconté des choses qui étaient un peu étrangères à notre pratique quotidienne, explique-t-il, donc moi, en tant qu'urgentiste, ça m'intéressait de voir un peu comment ça peut se passer dans ces situations-là."

Un Guadeloupéen sur 50 touché

Justement, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, est venu saluer les soignants à leur départ, et leur décrire la situation catastrophique sur place, faisant été de "7 000 cas de Covid en Guadeloupe cette semaine". "Un Guadeloupéen sur 50 est touché. Un Martiniquais sur 100 a été touché la semaine dernière", a-t-il indiqué. Jérôme Salomon qui parle d'une vague "extrêmement massive, qui nécessite toute notre mobilisation".

En plus des moyens humains, des médicaments, de l'oxygène et des respirateurs ont également été envoyés aux Antilles. Trente malades ont déjà été évacués vers la métropole. D'autres transferts sont prévus dans les prochains jours.

Près de 300 soignants de métropole ont décollé d'Orly pour renforcer les équipes médicales aux Antilles - Reportage de Boris Hallier
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