Couvre-feu à 18 heures dans les Bouches-du-Rhône : "Je vais essayer de respecter, je n'ai pas envie de me prendre 135 euros d'amende"

La préfecture du département a annoncé samedi la mise en place d'un couvre-feu à 18 heures après la découverte d'un "cluster familial" contaminé par le variant britannique du coronavirus. Une décision à laquelle s'attendaient ces entrepreneurs marseillais rencontrés par franceinfo.

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Radio France
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La Canebière à Marseille, le 17 octobre 2020. Photo d'illustration. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Les Bouches-du-Rhône rejoignent la liste des départements qui instaureront le couvre-feu dès 18 heures. Il entrera en vigueur dès dimanche 10 janvier, afin de lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19. La plupart des Marseillais s'attendaient à cette décision, et dans les entreprises, il va falloir s'adapter. Pour Enzo, qui travaille dans le studio de création de jeux vidéo Free Agent Games, ça ne devrait pas changer grand chose. "Je vais essayer de respecter parce que je n'ai pas envie de me prendre 135 euros d'amende, réagit-il, mais à part la maison et le travail, il n'y a rien de plus, donc au final ça ne change rien."

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"On fait comme on peut", ajoute Louis, installé dans l'open space. Lui est plutôt résigné : "Normalement, on a une attestation à partir de 18 heures, donc à la limite, on est justifié, on pourra travailler peut-être un peu plus tard."

"On respecte et on espère tous que cette période assez folle qu'on traverse tous s'arrêtera très vite."

Louis, salarié

à franceinfo

Pour Reda, un autre problème se pose : faire ses courses en supermarché. Travaillant jusqu'à 19 heures, "ça va être une galère", lâche-t-il. "Je ne fais pas les courses une fois par mois, je fais les courses tous les jours pour le soir-même. Il faut que je m'organise, je ferai les courses l'après-midi, on a un frigo au bureau... Si on ne me vole pas ce que j'ai acheté !"

Si le couvre-feu à 18 heures n'est donc pas un drame pour ces jeunes entrepreneurs, les commerçants, comme dans beaucoup de villes soumises à cette mesure, sont, eux, catastrophés. La moitié de ceux du centre-ville de Marseille serait virtuellement en faillite, selon des indicateurs de la Chambre de commerce.

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