Coronavirus : "Le secteur de l'assurance n'est pas du tout, du tout au niveau" de la crise, condamne Bruno Retailleau qui menace de "mesures coercitives"

"Il faut que les assureurs accentuent leur effort de solidarité nationale", a affirmé lundi sur franceinfo le président du groupes Les Républicains au Sénat.

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Radio France
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Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, invité de franceinfo le 19 juillet 2018. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

"Le secteur de l'assurance n'est pas du tout, du tout au niveau" de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus, a déclaré le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau, lundi 13 avril sur franceinfo, car "entre la dette et les faillites, il faut absolument conserver nos entreprises pour conserver nos emplois".

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"Aujourd'hui, les assurances n'ont mis au pot que 200 millions d'euros sur le Fonds de solidarité. Elles doivent faire plus", réclame l'élu Les Républicains. "Il faut que les assureurs accentuent leur effort de solidarité nationale. C'est important. Ils peuvent le faire parce qu'il y a moins de sinistres par ailleurs. (…) Je pense qu'ils ont la possibilité de le faire et je leur demande de façon, si j'ose dire, civique". Bruno Retailleau hausse le ton et menace : "S'il n'y a pas un geste supplémentaire des assurances, alors il faudra sans doute aller au-delà avec des mesures coercitives."

Par ailleurs, le groupe Les Républicains au Sénat travaille "d'arrache-pied depuis des semaines" pour écrire une proposition de loi qui sera déposée "dans quelques jours" afin de permettre rendre possible à l'avenir "une assurance pour les entreprises en perte d'exploitation quand il y a des risques sanitaires". Actuellement, les entreprises ne peuvent pas être assurées contre ce genre de risques.

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