DIRECT. Coronavirus : le nombre de patients placés en réanimation en France baisse pour le cinquième jour consécutif

"La dynamique constatée ces derniers jours semble ainsi se confirmer : l'impact de l'épidémie est majeur et la France se situe actuellement dans une phase de haut plateau", commente la direction générale de la santé.

Un patient atteint de Covid-19 est embarqué à bord d\'une ambulance, le 10 avril 2020 à Bordeaux (Gironde).
Un patient atteint de Covid-19 est embarqué à bord d'une ambulance, le 10 avril 2020 à Bordeaux (Gironde). (MEHDI FEDOUACH / AFP)
Ce qu'il faut savoir

C'est le cinquième jour consécutif que ce chiffre baisse. Le nombre de malades du coronavirus hospitalisés en réanimation en France a baissé de 24 personnes, a annoncé lundi 13 avril la direction générale de la santé. Selon ce dernier bilan, la France compte 98 076 cas confirmés et 14 967 décès. "La France se situe actuellement dans une phase de 'haut plateau'", commente la DGS.

20 000 morts en Italie. Dans le détail, 566 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures, portant à 20 465 le nombre de morts dans le pays depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas confirmés s'élève à 159 516, soit 3 153 de plus par rapport à dimanche. Le pays a toutefois observé une baisse du nombre de patients en soin intensif pour le dixième jour consécutif.

 En Chine, les nouveaux cas au plus haut depuis début mars. La Commission nationale de la santé a annoncé lundi 108 nouveaux cas dépistés, du jamais-vu en Chine depuis le 5 mars, bien avant la levée du confinement à Wuhan. La plupart des malades rentrent de l'étranger et une province est au cœur des préoccupations : le Heilongjiang, à la frontière russe, où 49 Chinois de retour de Russie ont été testés positifs en 24 heures.

 Allocution attendue pour Emmanuel Macron. Le président de la République s'exprimera à la télévision peu après 20 heures. Le prolongement du confinement jusqu'en mai compte parmi les sujets qu'il devrait évoquer. Dans une lettre publiée sur Twitter dans la nuit, le patron du Parti socialiste Olivier Faure lui demande d'annoncer "un état d'urgence social".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CORONAVIRUS

00h02 : Voici les principaux titres de l'actualité :

Le bilan monte à 14 967 décès en France depuis le début de l'épidémie (+ 574 en 24 heures). En tenant compte des sorties, il y a eu 24 patients de moins en réanimation sur les dernières 24 heures, soit le cinquième jour de baisse.

• Le confinement est prolongé en France jusqu'au lundi 11 mai, a annoncé Emmanuel Macron. A partir de cette date, les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront "progressivement" leurs portes, mais pas les établissements de l'enseignement supérieur. Les restaurants, cafés, hôtels "resteront fermés" et aucun festival n'aura lieu "avant mi-juillet".

Les personnes vulnérables – c'est-à-dire âgées, en situation de handicap sévère ou atteintes de maladies chroniques – devront rester confinées après le 11 mai. Le port du masque pourra devenir "systématique" pour les professions les plus exposées. Une aide exceptionnelle doit être versée aux familles les plus modestes et aux étudiants précaires.

• Le Festival d'Avignon, l'une des plus célèbres manifestations théâtrales au monde est annulé en raison de la crise sanitaire. Il devait se tenir du 3 au 23 juillet.


Le champion de la gauche américaine Bernie Sanders s'est rallié à la candidature de Joe Biden, son ex-rival dans les primaires démocrates.

00h02 : Il est temps pour moi de clore ce direct. Vous retrouverez demain mon collègue Louis San à 6 heures. En attendant, très belle nuit à toutes et à tous.


23h57 : Emmanuel Macron s'est adressé ce soir aux Français, pour la quatrième fois depuis le début de la crise sanitaire. Mais plusieurs zones de flou subsistent. Montant de l'aide aux familles modestes, seuil pour être considéré comme une "personne âgée", masques, modalités du déconfinement... Voici la liste des points qui restent à éclaircir.

23h59 : "J'ai entendu un président qui n'avait pas de grande annonce à faire, pas de véritable plan de déconfinement (…) Sur le travail, depuis le début, ce que nous demandons, c'est que les activités non essentielles, qui ne répondent pas aux besoins vitaux et à la lutte contre la pandémie, nous demandons que ces activités puissent être suspendues pour permettre à plus de personnes encore à être confinées".

Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, estime qu'Emmanuel Macron a répondu "en quelque sorte aux exigences du patronat et du Medef, à savoir qu'il y a des millions et des millions de salariés qui continuent à travailler alors qu'ils pourraient justement rester confinés". Elle espérait que les activités non essentielles cessent et que les personnes en chômage partiel reçoivent l'intégralité de leur salaire.

23h58 : Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, juge que les "premières annonces sur la reconnaissance d'une urgence sociale semblent aller dans le bon sens". En revanche, il souhaite l'abrogation de la réforme de l'assurance-chômage et réclame la publication de l'avis du comité scientifique sur la date du 11 mai.

23h45 : Le président du groupe LR à l'Assemblée, Damien Abad, salue un "esprit de concorde" après l'allocution d'Emmanuel Macron. Il estime que le président de la République a "fait preuve d'humilité" et su reconnaître "des erreurs".

23h40 : Bonsoir @Miguel. Vous parlez sans doute de l'aide d'urgence accordée par le FMI à 25 Etats. Les voici : Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, République centrafricaine, Tchad, Comores, République démocratique du Congo, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Népal, Niger, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, îles Salomon, Tajikistan, Togo et Yémen.

23h39 : Peut-on avoir la liste des pays, s'il vous plaît ?

23h33 : "Nous – les associations de lutte contre l'exclusion – avons écrit il y a déjà une dizaine de jours au président de la République pour lui demander le versement d'une prime de solidarité de 250 euros par personne pour toutes les personnes en situation de pauvreté ou de précarité. Une prime qui doit être majorée avec le nombre d'enfants lorsqu'elle est versée à des familles."

Emmanuel Macron a annoncé une aide exceptionnelle pour les familles modestes et les étudiants précaires. Le montant n'a pas été dévoilé mais le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, Florent Guéguen, souhaite une aide d'environ 250 euros par mois qui doit toucher "environ 7 millions de personnes, c'est à dire 11 % de la population française".

23h25 : Les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront "progressivement" à partir du 11 mai, a annoncé Emmanuel Macron. Mais cette déclaration a suscité l'inquiétude des syndicats enseignants, qui soulignent le "grand flou" des conditions de reprise. Vous retrouverez plusieurs de leurs réactions dans cet article.

23h57 : Un peu d'espoir dans ce direct, en provenance du Royaume-Uni. Agé de 99 ans, Albert Chambers a quitté l'hôpital après trois semaines d'hospitalisation sous oxygène. Cet Anglais est un vétéran de l'armée britannique qui a notamment combattu lors de la Seconde Guerre mondiale. Interrogé sur ce qu'il compte faire désormais, il a simplement répondu vouloir "passer un week-end tranquille."



FRANCE 3

23h52 : Après l'allocution d'Emmanuel Macron, le festival Les Eurockéennes de Belfort (du 2 au 5 juillet) est officiellement annulé, rapporte France Bleu Belfort-Montbéliard. De la même manière, et même si la décision finale n'a pas encore été prise, le maintien des fêtes maritimes de Brest (du 10 au 16 juillet) ne paraît "pas raisonnable" au maire François Cuillandre, signale France Bleu Breizh Izel.

23h02 : Le Fond monétaire international accorde des fonds à 25 pays très pauvres pour alléger leur dette. Cela permettra "à nos membres les plus pauvres et vulnérables de couvrir leurs dettes envers le FMI pour une phase initiale de six mois", écrit la directrice générale Kristalina Georgieva. Ces pays pourront ainsi "mobiliser la plus grande partie de leurs maigres ressources financières vers des secours médicaux et autres secours d'urgence vitaux".

22h57 : Salles de spectacle fermées, annulation des festivals... Le ministre de la Culture Franck Riester annonce des "mois difficiles" au secteur. Il promet de mettre en place "un plan spécifique", comme annoncé par Emmanuel Macron.

23h04 : Comme chaque soir, voici nos infographies animées pour faire le point sur la situation épidémiologique en France. Les chiffres communiqués chaque soir par le ministère de la Santé peuvent être légèrement différents de ceux de Santé publique France, utilisés pour ces cartes, en raison du temps nécessaire à l'actualisation.

23h03 : L'Etat de New York a franchi le cap des 10 000 morts du Covid-19 (10 056), a annoncé le gouverneur Andrew Cuomo, qui a néanmoins estimé que "le pire" de la crise était "passé". Le nombre d'hospitalisations net (différence entre admissions et sorties) est en clair ralentissement : 118 sur les dernières 24 heures, contre plus de 1 000 le 3 avril. Le bilan de la dernière journée est encore considérable, avec 671 décès, mais c'est le niveau le moins élevé depuis une semaine.

23h03 : "Nous sommes inquiets, très inquiets, car nous ne savons pas comment nous allons tenir pendant les semaines et les mois qui viennent. Nous ne savons pas comment nous allons faire face à cette situation."

Didier Chenet, président du groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, n'a pas été rassuré par l'allocution d'Emmanuel Macron, a-t-il déclaré ce lundi sur franceinfo. Il demande aux banques "de jouer le jeu" et aux assureurs de participer à "l'effort de solidarité nationale".

22h38 : A partir de quel âge faudra-t-il poursuivre le confinement après le 11 mai ? Les coiffeurs pourront-ils rouvrir leurs portes à cette date ? Quid des mariages ? Quid du retour en cours des élèves de BTS ou de classes préparatoires ?

Vous êtes très nombreux à nous poser des questions sur les modalités de la levée du confinement. Malheureusement, nous n'avons pas encore de réponse, car le gouvernement doit préciser ces décisions dans les prochains jours. Bien entendu, nous vous communiquerons tous les détails sur ce direct et les antennes de franceinfo.

22h39 : "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai car on nous dit que tous les lieux publics sont fermés, les cinémas, les salles de spectacle, mais pas les écoles, alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précautions, ça paraît être en contradiction totale avec le reste."

Faut-il rouvrir "progressivement" les portes des établissements scolaires dans un mois, comme l'a annoncé Emmanuel Macron ? "Les enfants vont être ensemble à l'école, sans gestes barrières possibles, et ensuite aller dans les familles, chez les grands-parents, cela ne paraît pas du tout raisonnable", a réagi la secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

22h24 : "L'Etat devra permettre à chaque Français de se procurer un masque", après le 11 mai, a annoncé Emmanuel Macron. Ce travail sera réalisé en lien avec les maires.

22h39 : "Nous avons encore la possibilité de faire le festival", voulait encore croire le directeur Olivier Py, la semaine dernière. Mais ce soir, Emmanuel Macron a bien insisté sur le fait qu'aucun festival n'aurait lieu "avant mi-juillet".

22h39 : Initialement prévu du 3 au 23 juillet, le festival d'Avignon est annulé, annoncent les organisateurs.

22h38 : Ingrid Auffret est aide-soignante à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Quand son propriétaire lui a passé un coup de fil, elle a d'abord cru "qu'il voulait que je déménage", raconte-t-elle à France Bleu Armorique. C'est tout le contraire qui est arrivé. Il a décidé de diviser son loyer par deux pour la soutenir. "C'est un geste qui met du baume au cœur avant d'aller au travail", réagit l'intéressée après ce beau geste.

22h13 : Emmanuel Macron a souhaité qu'un débat puisse se tenir au Parlement avant le 11 mai sur la question de l'application numérique "Stopcovid", qui pourrait prévenir ses utilisateurs d'un éventuel contact avec un malade testé positif au Covid-19. Cet outil serait déployé sur la base du volontariat et de l'anonymat, a déjà précisé l'exécutif. "Je souhaite que (...) nos assemblées puissent en débattre et que les autorités compétentes puissent nous éclairer", a déclaré le président de la République.



22h02 : "La seule chose qui me tracasse un petit peu, c'est la réouverture progressive des crèches, des écoles et des lycées, Parce que là, je pense que ça fait courir un risque inutile. Les enfants n'obéissent pas forcément aux consignes, ils vont naturellement jouer ensemble et ils risquent de ramener le virus à la maison."

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, estime sur franceinfo qu'il est "prématuré" de rouvrir progressivement les écoles à partir du 11 mai, comme annoncé par Emmanuel Macron. "On s'attendait tous à ce qu'il décrète des vacances jusqu'en septembre."

21h55 : Emmanuel Macron a annoncé une "aide exceptionnelle pour les familles les plus modestes qui ont des enfants". Mais il n'en a pas dit plus ni sur son montant ni sur les conditions d'attribution de celle-ci.

22h37 : Bonsoir . Bonne question ! Emmanuel Macron a simplement indiqué que les frontières avec les pays non européens resteront closes après le 11 mai. Votre cas est donc suspendu aux discussions entre les différents Etats. Il y a trois jours, nos confrères du Monde expliquaient que la question des frontières était débattue "au plus haut niveau" entre Paris et Berlin. La semaine dernière, l'Allemagne a décidé de placer en isolement de 14 jours toute personne arrivant sur son territoire. Au moment où nous parlons, je vous répondrais donc non.

21h54 : Bonsoir, et super boulot franceinfo. Pensez-vous que je puisse allez voir ma famille en Allemagne après le 11 mai ?

22h37 : Le maire du Raincy (Seine-Saint-Denis) Jean-Michel Genestier a pris un arrêté pour interdire de cracher dans la rue et ainsi éviter la propagation du coronavirus. L'amende est de 38 euros. Cette mesure vise particulièrement les joggeurs, qui "passent parfois à côté de commerces et de personnes qui font leurs courses, et qui soufflent et crachent", explique l'élu à France Bleu.

22h37 : "Emmanuel Macron dit que [le coronavirus] est un ébranlement collectif, mais il s'agit de l'ébranlement du modèle mondialiste ultra-libéral !", réagit sur franceinfo Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national. Pour l'élu du parti d'extrême droite, "si on veut avoir une industrie autonome en matière de médicaments, de masques et de blouses, il faut lutter contre la concurrence déloyale et mettre en place des protections économiques et douanières."

21h43 : Le président de la République a indiqué qu'il souhaitait autoriser les proches de personnes en fin de vie à "leur dire adieu", dans les hôpitaux ou les Ehpad où elles se trouvent. Mais là encore, pas de précision sur la manière dont pourrait être mise en place cette mesure.

21h42 : Bonsoir @Pascal. Le terme "comorbidité" désigne la présence de maladies et/ou de divers troubles aigus ou chroniques s'ajoutant à la maladie initiale, en l'occurrence le Covid-19. Le diabète, l'obésite et les insuffisances respiratoires font partie de ces facteurs. Ils entraînent un risque plus important de complications graves en cas d'infection.

21h42 : Ça veut dire quoi comorbidité ? Merci.

21h42 : "Nous aurons, à partir du 11 mai, une organisation nouvelle", a déclaré Emmanuel Macron au sujet de la stratégie de déconfinement. "Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes. Nous n'allons pas tester toutes les Françaises et les Français, cela n'aurait aucun sens. Les personnes ayant le virus pourront ainsi être mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin"

22h35 : Une partie des Espagnols ont repris le travail aujourd'hui. Depuis deux semaines, seules les activités essentielles (alimentation, santé, énergie...) étaient autorisées. Dans les gares, la police et des volontaires ont commencé à distribuer dix millions de masques pour les employés, essentiellement ceux de l'industrie et de la construction.



A. WARE / NURPHOTO / AFP

21h37 : Le ministre de la Santé Olivier Véran s'est expliqué sur les raisons qui ont motivé l'exécutif à prolonger le confinement pour les personnes fragiles. "Nous savons aujourd'hui que les malades en réanimation et les personnes qui décèdent sont pour la plupart âgées, fragiles ou porteuses de comorbidités", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Ce sont ces personnes-là qui sont majoritaires dans nos hôpitaux et qui nécessitent la protection de tous. Ce sont pour elles qu'il faudra être particulièrement vigilants lors des semaines à venir, et au-delà du 11 mai."

22h34 : "Cette période additionnelle a deux objectifs : d'une part permettre aux réanimations et aux hôpitaux de souffler un peu, c'est-à-dire que les personnes qui sont aujourd'hui hospitalisées puissent sortir de l'hôpital (...). Et puis, d'autre part, de pouvoir organiser la mise en place de ces tests et de pouvoir mettre à disposition les masques nécessaires pour augmenter les mesures barrières."

Odile Launay explique l'intérêt de prolonger encore le confinement. Ce délai doit permettre de soulager le système hospitalier et de donner le temps au pays de monter en régime sur la question des tests et des protections respiratoires.

21h34 : "On n'a pas d'explications sur la façon dont ces tests vont être disponibles aujourd'hui et c'est réellement la question. Comment est-ce qu'on va être capables de diagnostiquer non seulement les personnes malades, mais aussi les personnes qui les entourent ? On sait que le virus est très contagieux et qu'il ne suffit pas de mesurer les personnes malades (…) Pour l'instant, on ne sait pas comment ça va être faisable."

Emmanuel Macron a annoncé qu'au 11 mai, la France serait en capacité "de tester toute personne présentant des symptômes". Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin, réagit à cette annonce sur franceinfo. Le président de la République n'a pas livré beaucoup de détails sur la question des tests.