Coronavirus : une étude estime que la distanciation sociale pourrait être nécessaire aux Etats-Unis jusqu'en 2022

Les auteurs pointent cependant des incertitudes, dont la durée de l'immunité des personnes contaminées et l'effet des saisons sur le virus. Ou encore la possible découverte d'un vaccin ou d'un traitement efficace.

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France Télévisions
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Deux couples se saluent de loin dans une rue de La Baule (Loire-Atlantique), le 13 avril 2020. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

Quand le monde pourra-t-il espérer être débarrassé du Covid-19 ? Selon un article publié par la revue Science (en anglais) mardi 14 avril, des chercheurs américains de Harvard estiment que des mesures de distanciation sociale seront sans doute nécessaires, par intermittence, jusqu'en 2022, aux Etats-Unis. A moins qu'un traitement efficace ou un vaccin soient découverts d'ici-là ou que les capacités d'accueil en soins intensifs "soient augmentées de manière substantielle".

"Une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l'incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux Etats-Unis", a résumé l'un des auteurs, Stephen Kissler, dans une conférence téléphonique mardi avec des journalistes. Les chercheurs estiment que leurs conclusions de leurs simulations ne s'appliquent pas qu'aux Etats-Unis mais aussi, au moins, au reste des pays au climat tempéré.

Un déconfinement épisodique nécessaire

Le maintien intermittent des mesures de distanciation sociale serait également plus efficace, estiment les chercheurs, qu'un confinement trop long, qui empêcherait de bâtir une immunité collective. Pendant les déconfinements épisodiques, le virus devra contaminer une proportion croissante de la population, idéalement les plus jeunes et moins vulnérables, qui risquent moins d'en mourir.

Plusieurs inconnues compliquent cependant la modélisation du futur de l'épidémie, reconnaît l'équipe d'Harvard. On ignore notamment le niveau et la durée de l'immunité acquise par une personne contaminée. Mais aussi l'impact des saisons sur le virus. Les autres coronavirus se diffusent davantage l'hiver, et les chercheurs estiment que des "vagues hivernales récurrentes" sont le scénario le plus probable.

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