Coronavirus : la Corée du Sud face à "une deuxième vague" depuis mai

Depuis plusieurs semaines, le pays enregistre chaque jour entre 35 et 50 nouvelles contaminations, essentiellement à Séoul et dans sa région, une zone qui concentre la moitié de la population du pays.

Des piétons portant des masques traversent la route dans le centre de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juin 2020.
Des piétons portant des masques traversent la route dans le centre de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juin 2020. (JUNG YEON-JE / AFP)

La Corée du Sud a reconnu, mardi 23 juin, qu'elle luttait depuis mi-mai contre "une deuxième vague" de coronavirus, avec entre 35 et 50 nouveaux cas répertoriés chaque jour, essentiellement à Séoul et ses environs.

Le pays de 52 millions d'habitants était, en février, le deuxième le plus touché par l'épidémie, après la Chine où le Covid-19 était apparu. Mais les autorités sud-coréennes étaient parvenues à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire.

Les consignes de distanciation physique avaient cependant été assouplies après les vacances de début mai et le pays avait globalement retrouvé un fonctionnement normal.

Des mesures de distanciation physique à nouveau mises en place

Depuis plusieurs semaines, néanmoins, la Corée du Sud enregistre chaque jour entre 35 et 50 nouvelles contaminations, essentiellement à Séoul et dans sa région, une zone qui concentre la moitié de la population du pays.

"Nous pensons que la deuxième vague dure depuis les vacances de mai", a déclaré le directeur des Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC), Jung Eun-kyeong.

Des mesures de distanciation physique ont été imposées à nouveau fin mai après l'apparition de foyers de contamination à Séoul et à proximité. La plupart des cas enregistrés ces trois dernières semaines ont cependant été importés. Si la capitale ne parvenait pas à endiguer la vague actuelle, le total de nouveaux cas journaliers pourrait être de 800 d'ici un mois, a prévenu le maire de Séoul, Park Won-soon.