Coronavirus : La baisse des consultations "inquiète" Martin Hirsch car "il y a plein de maladies qui n'ont pas disparu, qui sont cachées"

Le directeur de l'AP-HP, invité du "8h30 franceinfo" vendredi, a rappelé que "tous les services d’urgence ont un double circuit" permettant de consulter sans être en contact avec les patients atteints du Covid-19.

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Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, au palais de l'Elysée, le 17 octobre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Il y a un tiers d'appendicites par rapport à ce qu'il se passe normalement", alerte Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), vendredi 17 avril sur franceinfo. "Il y a plein de maladies qui n'ont pas disparu, qui sont cachées", déclare Martin Hirsch qui est inquiet de la baisse des consultations. Il incite les Français à ne pas négliger les autres maladies en dehors du coronavirus. "Même les médecins ou les spécialistes sont étonnés par ce qui se passe aujourd'hui", explique le directeur des hôpitaux de Paris.

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Il rappelle que "tous les services d’urgence ont un double circuit, un circuit pour les patients qui viennent pour des suspicions de Covid-19, un circuit pour les patients qui viennent pour autre chose, sans que les circuits ne se croisent". "Nous sommes organisés pour cela", indique Martin Hirsch pour rassurer, pour "conjurer" selon ses mots.

"Il faut suivre les conseils et les recommandations" des médecins

"Il faut être clair, il est plus dangereux de s'abstenir d'avoir recours au médecin ou à l'hôpital, que de passer un coup de fil auprès de son médecin, explique Martin Hirsch. Il faut suivre les conseils et les recommandations, soit du médecin qui vous suit à l'hôpital, soit du médecin qui vous suit en ville". D'autant que beaucoup de moyens d'avoir accès aux soignants ont été mis en place, explique le directeur de l'AP-HP, "en les appelant, en ayant une téléconsultation, une visioconsultation". Il insiste, "on est prêts pour cela".

Cette situation, "elle inquiète" commente Martin Hirsch mais, d'après lui "il n'est pas trop tard". Les patients doivent aussi se mettre "dans l'état d'esprit de : 'j'ai mal au ventre, j'ai une maladie chronique pour laquelle d'habitude, j'avais un contact mensuel, j'ai des signes qui peuvent faire penser à un cancer ?'", je consulte, "je prends au sérieux".

"On ne néglige rien", ajoute Martin Hirsch, "en tout cas, chez nous, nous ne négligeons rien". Il prévient, "ce retour au contact doit se faire tout de suite, vite. C'est ce qui permettra qu'on ne déplore pas, à côté des morts du Covid-19, des morts pendant la crise".

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