Coronavirus : Emmanuel Macron devra "bien sûr" retourner devant les électeurs, estime le vice-président du RN, Jordan Bardella

"Ce gouvernement devra rendre des comptes" sur sa gestion de la crise sanitaire car "il a beaucoup failli", estime Jordan Bardella sur franceinfo.

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Radio France
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Jordan Bardella, eurodéputé du Rassemblement national, était l'invité de franceinfo mardi 3 mars 2020. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella a estimé, vendredi 22 mai sur franceinfo, que le président de la République Emmanuel Macron devra "bien sûr" revenir devant les électeurs après la fin de l'épidémie de coronavirus. "Il y aura évidemment un second temps qui sera celui du débat politique et évidemment, ce gouvernement devra rendre des comptes" car, dans la pandémie de Covid-19, "il a beaucoup failli", a déclaré Jordan Bardella.

Avant lui, la présidente du parti Marine Le Pen avait appelé le président de la République à retourner devant les électeurs car son parti n’a plus de majorité absolue à l’Assemblée nationale après la constitution d’un neuvième groupe politique dans l’hémicycle.

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"Il y a beaucoup des choix qui ont été faits par le gouvernement, qui ont eu des conséquences sur la vie humaine, des conséquences dramatiques, des injonctions contradictoires (…) sur les masques, sur les tests", a-t-il déclaré, estimant que "beaucoup d'acteurs de terrain ont dû se débrouiller par eux-mêmes". "Face aux failles de l'État, les mairies ont dû se débrouiller par elles-mêmes. Les départements, les régions, les acteurs de terrain ont dû gérer par eux-mêmes, commander eux-mêmes des masques".

"On est face à des gens qui nous ont menti"

Pour Jordan Bardella "Emmanuel Macron, le gouvernement français sont ceux qui, aux yeux de tous les peuples européens, ont le plus mal géré cette crise et, avec qui, le déficit de confiance est le plus important. On est face à des gens qui nous ont menti. On pourra toujours excuser et justifier une erreur politique, mais jamais le fait d'avoir menti".

Le vice-président du Rassemblement national a toutefois concédé que cet aspect politique arrivera dans un second temps et, que pour l'instant, "on est évidemment dans le temps de la relance économique. Il y a beaucoup de nos compatriotes, chefs de TPE, PME, de restaurateurs, d'artisans, de commerçants, d'agriculteurs, etc, qui attendent aujourd'hui de pouvoir se remettre au travail dans des conditions sanitaires qui soient des conditions sanitaires extrêmement exigeantes". Il faut "les aider à redémarrer".

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