Coronavirus Covid-19 : "Il n'y a pas d'épidémie en France", assure le ministre de la Santé

Olivier Véran a tenté de rassurer les Français, alors que l'Italie connaît un pic de contaminations.

Olivier Véran, ministre de la Santé.
Olivier Véran, ministre de la Santé. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"Un virus ne s'arrête pas aux frontières." Olivier Véran, fraîchement nommé ministre de la Santé, a indiqué que la frontière italienne ne serait pas fermée malgré la progression rapide du coronavirus Covid-19 dans la botte, assurant qu'une telle mesure n'aurait pas de sens. Le ministre a souligné que la situation épidémique n'avait pas évolué en France, où une seule personnes reste hospitalisée, alors qu'un touriste chinois est mort à Paris et que dix autres patients sont guéris.

"Nous agissons vite, nous agissons fort pour faire face à la menace épidémique (...) et nous prenons toutes les mesures qui sont nécessaires pour assurer la sécurité des Français", a insisté le ministre, en soulignant la "situation très évolutive" de l'épidémie avec l'apparition de nouveaux foyers d'infection hors de Chine, et notamment en Italie voisine.

Il a précisé s'être entretenu avec ses homologues italien et allemand. "Nous avons convenu d'un prochain entretien réunissant plusieurs ministres de la Santé de l'Union européenne probablement la semaine prochaine pour aborder ensemble comment faire face au risque épidémique", a indiqué le ministre.

Des hôpitaux aptes à gérer des malades dans chaque département

Quelque 70 hôpitaux supplémentaires vont "être activés" pour faire face à une éventuelle propagation en France du coronavirus, afin d'avoir au moins un établissement par département en métropole, a également assuré Olivier Véran. 

"Pour accueillir les éventuels malades nous disposions jusqu'à présent de 38 établissements de santé essentiellement les CHU. J'ai décidé en accord avec le Premier ministre que 70 établissements siège d'un Samu seront activés dès demain pour augmenter nos capacités de réponse si c'était nécessaire." 

Ainsi, "tous les départements de métropole disposeront d'au moins un centre hospitalier capable d'accueillir les malades et de les prendre en charge du début à la fin", a-t-il déclaré.