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Vidéo Salariés de la grande distribution au chômage partiel : "C'est légal, mais ils l'ont fait sans informer les représentants", regrette Laurent Berger

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Radio France

Le secrétaire général de la CFDT a estimé que même si la fréquentation des supermarchés baisse, la charge de travail pour la mise en rayon des produits essentiels reste la même. 

Plusieurs enseignes du secteur de la grande distribution, dont Auchan, Carrefour et Casino, ont décidé d'avoir recours au chômage partiel après la fermeture des rayons considérés comme non essentiels durant le confinement. "C'est légal, mais ils l'ont fait sans informer les représentants des salariés", a regretté sur France Inter lundi 16 novembre Laurent Berger. Les salariés ont appris "après que la décision soit prise, que leur enseigne allait les mettre en chômage partiel, y compris sur les rayons essentiels", a affirmé le secrétaire général de la CFDT.

Les distributeurs affirment avoir perdu jusqu'à 30% de leur fréquentation à cause de la fermeture. "Je dis attention, parce qu'il y avait peut-être moyen sur certains magasins de faire autrement", a estimé le secrétaire général de la CFDT. Selon lui, "même si vous avez moins de fréquentation, l'activité se tient lorsque vous mettez en rayon, c'est la même charge de travail".

"Un coût pour les finances publiques" 

Comme franceinfo le révélait samedi, chez Carrefour, près de 90 000 salariés - sur 110 000 personnes - ont été placés au chômage partiel par la direction jeudi dernier. "90 000 ça se discute. On voudrait bien savoir quelles sont les pertes, enseigne par enseigne, poursuit Laurent Berger. Parce que les hypermarchés, on peut le comprendre. Il y a sans doute une grande perte de chiffre d'affaires mais dans les supermarchés de proximité, Carrefour City et Carrefour Market, la situation n'est peut-être pas la même". 

Laurent Berger a alerté aussi sur un potentiel "coût pour les finances publiques" avec "une forme de boomerang". Selon lui, le recours au chômage partiel lié à la fermeture des rayons non-essentiels dans la grande distribution "est l'illustration d'une dépense dont on aurait pu s'exonérer".

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