Vidéo Confinement : "Si la situation exige de le prolonger, le gouvernement doit revenir devant le Parlement" avant Noël, réclame le sénateur Philippe Bas

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"Il n'est pas possible que le gouvernement fasse tout, tout seul", a indiqué l'ancien ministre et rapporteur du projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire lié à l'épidémie de Covid-19.

"Si la situation exigeait de prolonger le confinement, nous voulons que le gouvernement revienne devant le Parlement et nous voulons qu'il le fasse avant Noël", a réclamé Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche, sur franceinfo dimanche 1er novembre. Un nouveau confinement national a été mis en place vendredi 30 octobre sur le territoire pour lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19.

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Pour l'ancien ministre et rapporteur du projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire : "À partir du moment où la contrainte exercée sur les Français est de nouveau au maximum, où nous avons donné ces pouvoirs exceptionnels au gouvernement, nous voulons qu'il rende compte. Il n'est pas possible que le gouvernement fasse tout, tout seul."

Quand le gouvernement nous demande d'avoir les mains libres pour six mois, alors que nous sommes dans une situation d'échec collectif dans lequel il a certainement une part, nous trouvons qu'on sort du cadre démocratique.

Philippe Bas, sénateur LR

à franceinfo

Face aux "moyens exceptionnels pour agir", Philippe Bas a estimé que "la contrepartie normale, c'est qu'il revienne devant le Parlement pour être autorisé à poursuivre son action de lutte contre le Covid-19".

"Deux objectifs contradictoires"

Sur le confinement, "la difficulté est extrême", car il y a, aux yeux de Philippe Bas, "deux objectifs qui peuvent être contradictoires : la lutte contre l'épidémie et le maintien de l'activité". Le sénateur a pris l'exemple de l'ouverture des écoles, des services publics, et du maintien du travail : "Nous ne sommes pas confinés chez nous. Cela veut dire qu'il y a toujours des interactions sociales multiples qui ont lieu et cela veut dire que nous sommes sur la corde raide."

Il n'est pas certain que nous soyons aussi efficaces que nous ne l'avons été en mars, mais est-ce qu'on peut encore se permettre de tout mettre en panne dans notre pays ?

Philippe Bas, sénateur LR

à franceinfo

Au sujet des arrêtés pris par des communes pour la réouverture de leurs commerces non-alimentaires, Philippe Bas a expliqué ne pas soutenir "l'illégalité". mais explique comprendre "la demande d'une adaptation des règles" : "J'ai moi-même fait voter par le Sénat, il y a deux jours, une disposition pour que les préfets, quand les conditions sanitaires sont réunies, permettent l'ouverture de commerces non-alimentaires." 

Pour le sénateur LR, "ce n'est pas normal d'aller acheter des chaussures au supermarché en allant faire ses courses alimentaires alors que le marchand de chaussures de votre village ne peut pas ouvrir."  Philippe Bas demande "du pragmatisme" dans les choix de fermeture : "Que ce soit interdit par principe, c'est trop. Je crois que cette activité économique, quand elle ne porte pas préjudice à la santé publique, il n'y a pas de raison de l'interdire."

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