Reconfinement : les maires se mobilisent pour que les petits commerçants restent ouverts

Samedi 31 octobre, l'Association des maires de France a demandé le réexamen de la notion de commerce de première nécessité. Certains élus sont allés plus loin : ils ont pris des arrêtés autorisant l'ouverture de commerces non-alimentaires.

France 2

Un maire lancé dans un bras de fer avec le gouvernement pour protéger les commerçants dits non-essentiels. Samedi 31 octobre au matin, Robert Menard, le maire (DVD) de Béziers (Hérault), a pris un arrêté pour leur permettre d'ouvrir leur magasin malgré le reconfinement. "La balle est du côté des pouvoirs publics", estime-t-il. Comme lui, de nombreux maires, tous bords politiques confondus, ont rallié le combat.

Une première réponse policière

Même les députés de la majorité, comme Aurore Bergé, montent au créneau sur les réseaux sociaux. "Je continue à plaider pour la réouverture de nos librairies", a-t-elle tweeté samedi 31 octobre dans la journée. Une action partagée par des maires de communes moyennes pour, disent-ils, sauver les centres-villes. Des arrêtés municipaux visent à sensibiliser l'État. Néanmoins, la première réponse est policière, car la fronde des maires et jugée illégale et pourrait coûter cher aux commerçants : ils risquent une fermeture administrative et une amende.

Une rue du centre-ville de Besançon (Doubs), le 9 septembre 2020. 
Une rue du centre-ville de Besançon (Doubs), le 9 septembre 2020.  (PHILIPPE ROY / AFP)