"On espère que des tests plus simples vont être validés par l'État" : les tests PCR à répétition contre le coronavirus pèsent sur le sport professionnel

Les mesures sanitaires prises par le sport professionnel ne suffisent pas à éviter les cas de coronavirus. Ces derniers jours en France, ils se multiplient notamment dans le football. Si le cyclisme ou le rugby semblent plus épargnés, la crainte est présente alors que se profilent les grands rendez-vous sportifs de la rentrée.

Egan Bernal, Romain Bardet et Chris Froome participent à la première étape de la Route d\'Occitanie, le 1 août 2020, à Cazouls-lès-Béziers.
Egan Bernal, Romain Bardet et Chris Froome participent à la première étape de la Route d'Occitanie, le 1 août 2020, à Cazouls-lès-Béziers. (SYLVAIN THOMAS / POOL)

À deux semaines de la reprise de la Ligue 1 de football, Dijon joue en amical contre Metz vendredi 7 juillet. Et désormais, comme avant chaque match, Stéphane Jobard et ses joueurs doivent se plier aux mêmes règles, explique l'entraîneur dijonnais. "On passe souvent par la case test PCR naso-pharyngé. Tout le monde est négatif mais c'est important de se prémunir parce qu'un joueur qui aujourd'hui serait testé positif serait peut être amené à louper la préparation et, de ce fait, ne pas participer aux premières journées de championnat."  

Ces derniers jours en France, les cas de coronavirus se multiplient notamment dans le football alors que se profile la reprise vendredi 21 août. Plusieurs matches amicaux de foot ont d'ailleurs été annulés.

On a une épée de Damoclès au dessus de nos têtes donc c'est une nouvelle donne. Il va falloir jongler avec ces différents critères. Stéphane Jobard, entraîneur du Dijon FCOà franceinfo

En vélo, la première course française post-confinement s'est bien passée, mais le protocole est assez lourd pour le leader de la formation Groupama FDJ, Thibaut Pinot, dans un sport déjà très contrôlé. "Ça rajoute une contrainte en plus à faire faire deux tests presqu'avant chaque départ de course, explique le coureur. Mais bon, ça fait partie du truc. On s'y fait. De toute façon ce sont des contraintes que tout le monde a maintenant. On fait avec."

Simplifier le protocole de dépistage

Une réaction bien comprise par le président de la commission médicale de la Ligue nationale de rugby, Bernard Dusfour. Il espère que le protocole va pouvoir être simplifié si cette situation venait à durer. "On espère que des tests plus simples à faire, comme les tests salivaires, seront validés par l'État pour pouvoir les employer", précise Bernard Dusfour.

On attend avec impatience cette validation pour dire 'Oui, on peut faire avec les tests salivaires', mais ça demandera une organisation avec les biologistes.Le président de la commission médicale de la Ligue nationale de rugbyà franceinfo

Pour le président de la commission médicale de la Ligue nationale de rugby, "faire un prélèvement de salive, ce serait beaucoup plus simple pour les joueurs plutôt que d'avoir un truc dans le nez. (...) Ce sera plus simple pour les joueurs, peut-être pas plus simple pour l'organisation autour." Pas plus simple non plus pour le porte-monnaie des clubs. Il faut compter environ 70 euros le test sachant qu'à chaque fois, joueurs et staff doivent être testés.

La consigne est donc de rester au maximum dans sa bulle, l'expression consacrée, et de fréquenter un minimum de personnes pour éviter un cluster au sein d'une équipe.