Liban : un pays au bord du gouffre

Le Liban vit sa plus grave crise économique depuis la fin de la guerre civile il y a 30 ans. Une crise déjà présente avant le coronavirus mais que l’épidémie a aggravé. Les licenciements se succèdent et le pouvoir d’achat s’effondre. De nombreux commerces ont dû fermer.

Longtemps elle fut surnommée "le Paris du Moyen-Orient", mais Beyrouth ne semble aujourd'hui plus que l’ombre d’elle-même, capitale d’un pays au bord du gouffre. Au Liban certains prix sont devenus tellement volatiles qu’ils ne sont plus affichés. Les prix des couches ou du lait en poudre, par exemple, ont doublé. Pour connaître le tarif du jour, il faut aller à la caisse. 

Les faillites se multiplient

La moitié des Libanais vit actuellement sous le seuil de pauvreté. Un ancien garagiste, qui gagnait 530€ par mois, nourrit désormais son bébé de 10 mois avec du pain pour économiser le lait en poudre. Instabilité politique, réformes inexistantes, corruption, Covid-19... Le Liban vit une descente aux enfers. Les faillites se multiplient et les scènes de désespoir aussi. Cette crise se fait sentir jusque dans le quartier chrétien d’Achrafieh, réputé le plus riche de Beyrouth.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des gens font la queue devant un bureau de change à Beyrouth, au Liban, le 18 juin 2020.
Des gens font la queue devant un bureau de change à Beyrouth, au Liban, le 18 juin 2020. (JOSEPH EID / AFP)