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"Je comprends qu'on ait envie de se mettre au bleu, mais on doit être prudent", dit le maire des Sables d'Olonne

De nombreux Français ont profité de ce week-end pour changer de région, parfois pour aller vers leur résidence secondaire, sur les littoraux.

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Radio France
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Le front de mer et ses façades donnant sur la plage des Sables-d'Olonne en Vendée, sous le soleil. Février 2019 (MARC BERTRAND / FRANCE-BLEU LOIRE OCÉAN)

Après les dernières annonces d'Emmanuel Macron, en ce week-end de Pâques, les Français en ont profité pour changer de région. Ils se sont notamment dirigés vers les Sables d'Olonne.

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"Je comprends qu'on ait envie de se mettre au bleu", a déclaré ce samedi sur franceinfo, Yannick Moreau, maire des Sables d'Olonne en Vendée, mais on doit être prudent."

Franceinfo : chez vous il y a beaucoup de touristes et de résidences secondaires et donc potentiellement beaucoup de personnes susceptibles de se réfugier sur votre commune. Cela vous inquiète-t-il ?

Yannick MoreauJe comprends vraiment, quand on habite une grande ville, qu'on ait envie de se mettre au bleu, aux Sables d'Olonne. Mais il faut se protéger les uns les autres. Quand on vient d'une région plus touchée vers une région un peu moins touchée par le virus, on doit être prudent et considérer qu'on est potentiellement porteur du Covid.

Certains de vos administrés ne voient pas ça d'un bon oeil pourtant.

Ce n'est pas en nous opposant les uns aux autres que l'on va vaincre l'épidémie, c'est en nous protégeant les uns les autres. Effectivement la situation des Sables d'Olonne n'est pas celle de Paris ou des grandes villes, il y a moins de réseau médical ici, moins d'hôpitaux, moins de lits de réanimation. En Vendée, ils sont déjà saturés et l'on commence à exporter des malades à Nantes et Angers.

Quelles mesures sont mises en place pour gérer le flux des arrivants ?

La police municipale sera sur le terrain tout le week-end. Nous avons recruté une quinzaine de médiateurs qui seront sur le front de mer pour encourager les uns et les autres à respecter le port du masque et à ne pas se regrouper à plus de six. Mais les efforts de la Ville ne seront rien si jamais la responsabilité individuelle ne prend pas le relais.

Avec les restrictions sanitaires, beaucoup de commerces doivent désormais fermer chez vous. Comment vous les aidez à tenir ?

C'est vraiment très dur, mais ici on a une petite chance supplémentaire : c'est que l'essentiel de l'activité économique se joue l'été. Si on peut faire le dos rond avec les aides de l'État, on a une chance de pouvoir retrouver nos libertés et une activité touristique dense cet été. On a une chance de vivre une vraie saison comme l'année dernière.

Vous en êtes où sur la vaccination ?

On est sur un rythme de vaccination qui est très lent. On est à 100 doses par jour, donc 100 personnes vaccinées par jour. D'après les annonces qui nous sont faites, on doit pouvoir passer à 700 doses par jour à partir du 12 avril, ce qui permet de multiplier par 7, mais pas encore d'avoir des pronostics aussi optimistes que ceux que le Premier ministre a annoncé. Nous sommes prêts à monter en cadence de vaccination à condition que les vaccins arrivent.

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