Covid-19 : "La situation reste sous contrôle dans les services d'urgence mais il y a une réelle inquiétude de voir repartir l'épidémie" affirme la cheffe du SAMU du Val d'Oise

Mardi, 12 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées en France. 1 776 personnes ont été hospitalisées et 256 placées en réanimation. Deux chiffres qui n'avaient pas été aussi haut depuis le 24 novembre.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Dans la salle de régulation des appels du service d'aide médicale d'urgence (SAMU) d'Indre-et-Loire. Ici, un médecin régulateur prend en charge les appels en lien avec le coronavirus (Covid-19), 6 mars 2020. (XAVIER LOUVEL / RADIOFRANCE)

"La situation reste sous contrôle dans les services d'urgence mais il y a une réelle inquiétude de voir repartir l'épidémie" de Covid-19, a estimé Agnès Ricard-Hibon, cheffe du SAMU du Val d'Oise, mercredi 23 décembre sur France Inter. Mardi, 12 000 nouvelles contaminations ont été enregistrées en France. 1 776 personnes ont été hospitalisées et 256 ont été placées en réanimation. Deux chiffres qui n'avaient pas été aussi haut depuis le 24 novembre. "On se prépare au scénario du pire, avec une troisième vague, mais ça sera une vague différente, avec une progression plus lente mais qui dure plus longtemps", a-t-elle ajouté.

Pas nécessaire de reconfiner

La cheffe du SAMU du Val d'Oise ne croit pas que le reconfinement après Noël soit nécessaire, comme cela avait été demandé par plusieurs élus du Grand-Est dont le maire de Reims, Arnaud Robinet : "On n'est pas dans une cinétique de l'épidémie équivalente à d'autres pays. On est plutôt dans la décroissance et la stabilisation, les pays qui reconfinent sont dans une phase de croissance", a-t-elle expliqué. Mais elle en appelle à la population pour éviter que l'épidémie ne reparte et pointe une forme de relâchement des Français : "Si on n'arrive pas à descendre en dessous des 5000 cas, c'est parce que les mesures se sont relâchés donc on appelle à la vigilance de la population".

Agnès Ricard-Hibon a aussi pointé l'évolution du profil des patients dans les services de réanimation actuellement : "Personne n'est épargné. La moyenne d'âge en réanimation reste de 62 ans mais avec une courbe plus large et des patients plus jeunes, avec des quadragénaires et des quinquagénaires".

Pour la vaccin, "il faut faire de la pédagogie"

Concernant la vaccination contre le Covid-19 qui va débuter le 27 décembre, Agnès Ricard-Hibon a indiqué qu'elle se fera vacciner : "On a une chance formidable avec ce vaccin qui va permettre de faire de la prévention. C'est justement ce qui va permettre de contrôler l'épidémie". Mais elle a dit constater de la méfiance au sein de ses équipes : "Le personnel médical est assez convaincu mais on a un peu plus de mal avec le personnel soignant qu'il faut rassurer, il faut faire de la pédagogie. Il y a beaucoup de complotistes, rassuristes, covidosceptiques qui font beaucoup de tort dans les messages qui sont passés". La cheffe du SAMU du Val d'Oise conclut : "Je les invite à faire prendre quelques gardes avec nous pour voir la réalité du terrain".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.