Coronavirus : une soirée sous tension à l'Assemblée nationale

Mardi 3 novembre, à l'Assemblée nationale, Olivier Véran était furieux face à l'opposition qui a fait trébucher le gouvernement sur la prolongation de l'état d'urgence sanitaire. 

France 2


Mardi 3 novembre, à l'Assemblée nationale, un amendement a été proposé par les Républicains, visant à réduire la période d'urgence sanitaire de deux mois. Au moment du vote, la majorité LREM était mise en minorité. L'amendement a été finalement adopté. De retour d'une visite dans un hôpital, Olivier Véran a débarqué dans l'hémicycle, après 23 heures. "
Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, en coma, intubé, ventilé [...] C'est ça, la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici !", a-t-il scandé.

État d'urgence sanitaire prolongé jusqu'au 16 février

À droite, on savoure ce coup politique, on s'offusque des propos du ministre et on renvoie la balle à la majorité, largement absente au moment du vote. Plus globalement, c'est l'absence du Parlement qui suscite les critiques de l'opposition. Selon elle, rien ne se déciderait à l'Assemblée, et tout se gérerait directement à l'Élysée. Mercredi 4 novembre au soir, l'Assemblée a revoté : l'état d'urgence sanitaire est prolongé jusqu'au 16 février 2021.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 13 octobre 2020 à l\'Assemblée nationale.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 13 octobre 2020 à l'Assemblée nationale. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)