Confinement : les deux organisateurs d'une fête géante à Lyon seront jugés devant le tribunal correctionnel le 27 avril

Les deux hommes, âgés de 22 et 26 ans, seront jugés pour "mise en danger de la vie d’autrui et organisation d’un rassemblement interdit sur la voie publique" en plein état d'urgence sanitaire. Ils risquent un an de prison et 15 000 euros d'amende, précise le parquet.

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Des passants rassemblés sur les quais de Saône, le 31 mars 2021 à Lyon (Rhône). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

La fête est finie. Les deux organisateurs d'une fête sauvage, qui a réuni 300 personnes mardi sur les quais de la Saône à Lyon, ont rendez-vous au tribunal correctionnel le 27 avril. Ils seront "jugés des chefs de mise en danger de la vie d’autrui et organisation d’un rassemblement interdit sur la voie publique" en plein état d'urgence sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19. Ils risquent un an de prison et 15 000 euros d'amende, précise le parquet, samedi 3 avril.

Les deux hommes, qui se sont rendus à la police, ont été déférés au parquet. Ils ont annoncé qu'ils se livraient aux autorités dans un enregistrement audio diffusé par le site d'information culturelle Le Petit Bulletin. "Il est important pour nous d'assumer nos actes et leurs conséquences", a affirmé l'un d'eux, tandis que l'autre dénonçait "un acharnement médiatique".

Des organisateurs "dépassés par la situation"

Leur avocate, Mélanie Sanzari, affirme qu'ils ont été "dépassés par la situation". Ce qui ne devait être qu'un "apéro sonore", annoncé sur un réseau social à l'attention de "quelques copains", se serait transformé malgré eux en "fête géante" du fait de l'affluence sur les quais en cette fin de journée ensoleillée. "Le but n'était pas de créer une fête clandestine, ni de braver des interdits, ni de faire un pied de nez aux autorités. Il n'y avait aucune visée politique", ajoute Maître Sanzari.

Mardi soir, des images montrant des participants jeunes et le plus souvent non masqués, en train de boire et danser sur les quais de Saône, avaient suscité de nombreuses réactions. Le préfet du Rhône avait saisi le parquet en qualifiant ce rassemblement d'"irresponsable et inacceptable", précisant que les forces de l'ordre n'avaient pas dispersé les fêtards "compte tenu de la proximité de la Saône et du danger qu'aurait créé une intervention".

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