Confinement : "La seule chose qu'on veut, c'est la messe", réclament des catholiques, bien décidés à manifester

Des rassemblements sont prévus devant les églises partout en France, ce dimanche 15 novembre, pour appeler le gouvernement à autoriser les messes, interdites pendant le confinement.

Article rédigé par
Manon Vautier-Chollet, édité par Winny Claret - franceinfo
Radio France
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Le parvis de l'église Sainte-Odile, dans le 17ème arrondissement de Paris, samedi 14 novembre 2020. (MANON VAUTIER-CHOLLET)

Sur le parvis de l'église Sainte-Odile, dans le 17ème arrondissement de Paris, Paul et Antoine sont frustrés. "L'église est encore ouverte mais les offices sont interdits. Ça n'a pas du tout le même sens pour nous", confient-ils. D'habitude, les deux jeunes catholiques sont ici tous les dimanches pour la messe. Avec ce deuxième confinement, elle se tient sur internet. Impossible pour eux de s'en contenter. "On fait par Internet un petit peu, parce qu'on n'a pas d'autres choix, mais ça ne nous convient pas du tout, expliquent-ils. C'est comme si vous assistiez au mariage de vos enfants devant la télévision. Ça n'a pas du tout la même puissance, ce n'est pas le même symbole. Le combat continue."

Des fidèles mobilisés malgré la menace de sanctions

Tous ces manifestants pro-messes s'organisent sur les réseaux sociaux, se partagent les informations et préparent des rassemblements un peu partout, de Toulouse à Paris jusqu'à Bois-Colombe. Clémence, elle, était déjà devant l'église Saint-Sulpice, vendredi à Paris : "On a prié, chanté. On a besoin d'aller à la messe, de prier le jour du Seigneur, le dimanche". La jeune femme compte justement y retourner dimanche 15 novembre même si le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est dit prêt à verbaliser les croyants rassemblés devant les églises.

"Il n'y a pas de soucis pour respecter les gestes barrières, porter le masque, etc. Mais la seule chose que l'on veut, c'est la messe."

Paul et Antoine, jeunes fidèles parisiens

à franceinfo

Mais pour Clémence, la situation sanitaire ne justifie pas l'arrêt des messes. "On en a été privés pendant le premier confinement, on a accepté, on n'a pas eu le choix, explique-t-elle, mais cette fois-ci, on ne comprend pas pourquoi les lycées, les magasins Darty, Boulanger pourraient être ouverts avec un protocole sanitaire et pas les églises."

Du côté des diocèses, certains se sont adressés à leurs fidèles dans des communiqués pour tenter de tempérer, alors que les évêques de France rencontreront à nouveau le gouvernement, lundi 16 novembre. Ils tenteront d'obtenir un retour des messes avec un protocole sanitaire.

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