Confinement : Facebook propose de "faire un saut" chez ses amis via des appels vidéo "spontanés"

Contrairement aux plateformes originellement prévues pour des réunions professionnelles, comme Zoom ou Teams (Microsoft), Messenger Rooms se veut un espace de socialisation convivial, pour des anniversaires, des apéros, des clubs de lecture, des groupes de parents.

Faceboook a lancé le 24 avril 2020 Messenger Rooms, qui permet de retrouver ses amis dans des \"pièces\" virtuelles.
Faceboook a lancé le 24 avril 2020 Messenger Rooms, qui permet de retrouver ses amis dans des "pièces" virtuelles. (MUHAMMED SELIM KORKUTATA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un nouveau service alors qu'une grande partie de la planète est confinée. Facebook a lancé, vendredi 24 avril, Messenger Rooms, qui permet de retrouver ses amis dans des "pièces" virtuelles. Les appels vidéo pourront accueillir jusqu'à 50 personnes, et durer aussi longtemps que souhaité. Un outil pour concurrencer Zoom, le logiciel de visioconférence qui a conquis des millions d'utilisateurs confinés chez eux à cause de la pandémie de coronavirus.

L'idée est de pouvoir "faire un saut" chez quelqu'un, a expliqué Mark Zuckerberg, le patron du réseau social planétaire, à l'AFP. "C'est conçu pour être spontané. Je peux juste garder une fenêtre ouverte et des personnes que je n'aurais peut-être pas pris la peine d'appeler peuvent faire un saut par là", a-t-il détaillé. "Je crois que c'est ce qui nous manque en ce moment". Les participants n'auront pas besoin de disposer d'un compte Facebook. S'ils n'ont pas l'application, le lien envoyé par un ami ouvrira une page sur leur navigateur internet. La nouvelle interface comportera des effets de réalité augmentée (oreilles de lapin ou d'alien, etc), ainsi que des arrière-plans, comme sur Zoom, pour donner la fausse impression qu'on se trouve à la plage, par exemple.

Facebook assure que les données seront sécurisées

Alors que Zoom enchaîne les problèmes de sécurité, Facebook a indiqué avoir construit des défenses solides contre ce genre de risques. "Il y a des outils pour expulser les gens facilement. On peut verrouiller la pièce ou la fermer si ça tourne mal", a indiqué Mark Zuckerberg. Stan Chudnovsky, le vice-président de Messenger, a déclaré que Facebook ne regarderait pas et n'écouterait pas les appels.

Le groupe californien compte ajouter la possibilité de créer des "pièces" depuis ses applications Instagram et WhatsApp, et d'utiliser sa gamme d'écrans connectés Portal. Il va aussi doubler à huit le nombre de participants en simultané à un appel vidéo sur WhatsApp, même si cela est plus compliqué techniquement, puisque cette plateforme est cryptée de bout en bout (d'un utilisateur à un autre, et pas seulement le logiciel en soi). "Ce n'est pas une mince affaire, donc c'est très excitant", s'est enthousiasmé Mark Zuckerberg.