Etude co-signée par Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine : l'Agence du médicament annonce qu'elle va saisir la justice

D'après l'ANSM, l'usage de l'hydroxychloroquine par le professeur Raoult pour traiter des malades du Covid "aurait dû bénéficier d'un avis favorable d’un comité de protection des personnes et d’une autorisation." Une tribune de médecins a récemment qualifié ce protocole de "plus grand essai thérapeutique sauvage connu."
Article rédigé par France Info, Solenne Le Hen
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le professeur Didier Raoult à une conférence de presse à l'IHU de Marseille le 20 avril 2022. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) annonce qu'elle "s'apprête à saisir la justice" concernant la publication d'une étude "pre-print" controversée cosignée par Didier Raoult, a appris franceinfo samedi 3 juin auprès de l'ANSM.

>>> Covid-19 : l'infectiologue Didier Raoult se défend d'avoir réalisé un "essai thérapeutique"

L'ancien directeur de l'IHU de Marseille avait publié en mars une étude sur l'efficacité supposée de traitements comme l'hydroxychloroquine. Il s'agit d'un "pre-print", c'est-à-dire une version non relue par des pairs, de son étude sur plus de 30 000 patients Covid. "Après analyse, nous confirmons que cette étude peut être qualifiée de RIPH de catégorie 1", indique l'ANSM. "Cette étude aurait ainsi dû bénéficier d’un avis favorable d’un comité de protection des personnes (CPP) et d’une autorisation de l’ANSM pour être mise en œuvre", ajoute-t-elle.

Cette publication avait été qualifiée en début de semaine de "plus grand essai thérapeutique 'sauvage' connu" par 16 sociétés savantes de médecine dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde.

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