"C'est une guerre sanitaire" : à Suresnes, tous les quartiers de la ville sont désinfectés pour lutter contre la propagation du coronavirus

Dans cette commune des Hauts-de-Seine en région parisienne, lutter contre l’épidémie de coronavirus et sa propagation passe depuis le début de la semaine par le nettoyage et la désinfection du mobilier urbain.

Un agent de propreté désinfecte le mobilier urbain à Suresnes (Hauts-de-Seine), le 18 mars 2020.
Un agent de propreté désinfecte le mobilier urbain à Suresnes (Hauts-de-Seine), le 18 mars 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

À Suresnes, vendredi 20 mars, ils sont une dizaine d'agents de la propreté, tous équipés d'une combinaison de protection, de gants et de masques. Ils s'affairent, vaporisateur de produit désinfectant bio ou pulvérisateur à haute pression à la main, autour du mobilier urbain de la ville. 

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Dans chaque quartier de cette commune des Hauts-de- Seine, des agents de la propreté, tous volontaires, s'attellent pour lutter à leur manière et avec leurs moyens contre l’épidémie de coronavirus. "On fait chaque jour un secteur, et au bout d’une semaine on a fait le tour de la ville et on recommence", explique Mohammed, chef d'équipe pour la Sépur, l'entreprise de nettoyage prestataire. Bancs, grilles, rampes d'escalier, potelets sur les trottoirs, boîtes postales ou même casiers pour échanger des livres, tout y passe.

On essaie de faire le maximum. C’est un gros travail, mais on y arrive.Mohammed, chef d'équipeà franceinfo

À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles : la ville a choisi de prendre exemple sur ce qui a été mené dans certaines communes en Chine ou en Italie. "Nettoyer et désinfecter les espaces publics font partie de ces gestes barrières", affirme Amirouche Laïdi, l'adjoint en charge de la propreté à Suresnes.

"Je pense qu’il y a deux vertus : une d’hygiène et de propreté, et une autre de réassurance du public", explique l'adjoint en charge de la propreté. Et cela fonctionne. "Plus on prend de précaution, mieux c’est, lance Martine, une habitante du quartier sortie faire ses courses. On essaye de se protéger et de protéger les gens comme on peut. De tout façon c’est mieux que rien".

On doit tous participer à notre niveau à la lutte contre la pandémie.Amirouche Laïdi, adjoint en charge de la propreté à Suresnesà franceinfo

Un peu plus loin, Hassan continue inlassablement de désinfecter la moindre barrière qui se trouve sur son chemin, le moindre banc aux arrêts de bus, avec le sentiment de faire seulement son devoir. Sa manière à lui, de participer à la lutte contre le virus : "Il faut l’attaquer, c’est un ennemi. C’est une guerre, une guerre sanitaire. Là, on travaille on fait un effort pour les autres. On est comme tout le monde, on participe."

Et tout un symbole, c'est devant l'hôpital de la ville que la désinfection du jour se termine, avec des agents municipaux fiers, eux aussi, de leur action pour endiguer la progression de l'épidémie.

À Suresnes, tous les quartiers de la ville sont désinfectés pour lutter contre la propagation du coronavirus - le reportage de Fanny Lechevestrier
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