Application de tracking : pour François Bayrou, il n'y a "absolument pas" de menaces sur la vie privée

"Je crois que ça ne met pas en cause la liberté individuelle et le respect du droit", a expliqué le maire de Pau et président du MoDem, invité du "8h30 franceinfo" mercredi.

François Bayrou sur franceinfo le 23 novembre 2016.
François Bayrou sur franceinfo le 23 novembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCE-INFO)

François Bayrou s’est dit prêt à télécharger l’application de "tracking" StopCovid sur son smartphone. "À la question : est-ce que je suis prêt à la télécharger ? La réponse est oui", affirme le maire de Pau, mercredi 22 avril sur franceinfo. Le gouvernement veut lancer cette application mobile permettant d'identifier rapidement et efficacement les personnes entrées en contact avec une autre personne contaminée par le coronavirus

>> L'article à lire pour comprendre les enjeux autour de l'application StopCovid développée par la France

Un vote sur cette question du traçage numérique est prévu à l'Assemblée nationale le 28 avrilPour le président du MoDem, il n’y a "absolument pas" de menace sur la vie privée. Toutefois, "je crois qu'il y a une crainte et il faut y faire attention parce que ce sont des principes de libertés publiques, explique François Bayrou. Mais je suis sûr que ça ne met pas en cause, en tout cas, je crois que ça ne met pas en cause la liberté individuelle et le respect du droit."

La question de l'efficacité

Il s’appuie sur son expérience de l’installation des caméras de surveillance à Pau. Pour François Bayrou, la vidéo protection soulevait les mêmes questions de libertés publiques que l’application StopCovid. Les caméras sont aujourd’hui acceptées et ont montré qu’elles respectaient la vie privée. Selon la même logique, l’application StopCovid peut suivre le même chemin.

Pour lui le, le plus important, c’est la question de l’efficacité. "La première question que je me pose, c'est est-ce que ça marche ? Ce que je vois, c'est que dans les pays qui ont fait reculer l'épidémie, la Corée du Sud par exemple, ce suivi existait et permettait de mettre en alerte les gens qui avaient rencontré des personnes contagieuses. Je trouve que ce n'est pas absurde", estime François Bayrou.