Annulation des épreuves d'évaluation commune du bac : "C'est important que dès le début d'année les élèves sachent la règle du jeu", salue la PEEP

"C'est normal de travailler toute l'année, mais ce n'est pas toujours bien mis dans la tête de nos enfants, là, au moins, il n'y aura pas de surprise, tout le monde sait", estime Myriam Menez, présidente de la fédération de parents d'élèves dans le Val-de-Marne.

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Radio France
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Une classe de lycée à Rennes. (DAMIEN MEYER / AFP)

Le bac 2021 s'adapte à la situation sanitaire. En raison de la deuxième vague du Covid-19, les évaluations communes (anciennement appelées E3C) prévues en première et terminale seront remplacées par le contrôle continu, a annoncé Jean-Michel Balnquer, jeudi 5 novembre. "C'est important que, dès le début d'année, les élèves sachent la règle du jeu, comment ils vont être évalués au niveau du Bac", se félicite, ce vendredi sur franceinfo, Myriam Menez, présidente de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) du Val-de-Marne.

Travailler avec les enseignants qui mettent des notes "serrées"

"On a des enfants qui, jusqu'à maintenant, pensaient 'bon je travaille plus ou moins et je miserai tout sur le bac [les épreuves finales]' et qui se sont vraiment fait surprendre", a expliqué Myriam Menez évoquant le cas de l'année scolaire précédente perturbée par le Covid-19. Selon elle, "c'est normal de travailler toute l'année, mais ce n'est pas toujours bien mis dans la tête de nos enfants, là, au moins, il n'y aura pas de surprise, tout le monde sait".

La représentante de parents d'élèves pense par ailleurs que l'annulation précoce de ces épreuves "permettra peut-être aussi de travailler en parallèle avec les enseignants qui parfois mettent des notes un peu 'serrées'". L'objectif étant d'oeuvrer à une meilleure harmonisation entre les notations des différents professeurs.

Inquiétudes sur le programme

Quant à savoir si les épreuves de spécialité de terminale, maintenues pour l'instant, pourront se tenir, Myriam Menez ne souhaite pas trop s'avancer : si "aujourd'hui les conditions sanitaires sont réunies", demain, elles ne le seront "pas forcément".

Myriam Menez émet tout de même certaines réserves : "ce qui est un petit peu embêtant, c'est qu'une partie des élèves qui n'ont pas eu une année de première complète n'auront peut-être pas vu tout le programme au moment de la session de mars". Pour autant, elle note qu'"on nous laisse entendre que les sujets [seront] réadaptés de manière à ce que les élèves puissent retomber sur ce qu'ils auront appris".

Des connaissances en moins

Faudrait-il alléger les programmes au vu de la situation sanitaire dans ce cas ? Myriam Menez pose le problème suivant : "Ca sous-entendrait que nos enfants arrivent ensuite dans l'enseignement supérieur avec des cours et des connaissances en moins, et ça serait quand même très gênant", juge-t-elle.

Pour autant, la présidente de la PEEP du Val-de-Marne propose plusieurs pistes, comme "peut-être accepter de dire que finalement le programme n'est pas bouclé pour le mois de mars mais qu'il faut avoir vu telle connaissance, et qu'on poursuive derrière", après les épreuves.

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