Cancer du sein triple négatif : un collectif demande d'urgence l'accès à des traitements novateurs

En cas de récidive avec métastases, le pronostic de ce cancer ne s'est pas amélioré au cours des vingt dernières années, faute de thérapies efficaces. 

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Une mammographie le 25 février 2022 à Berlin. (MICHAEL HANSCHKE / DPA / AFP)

Le collectif Triplettes roses demande l'accès de façon urgente à des traitements innovants pour les patientes atteintes du cancer du sein triple négatif, extrêmement agressif. Mal connu, ce cancer qui touche environ 15% des patientes atteintes d'un cancer du sein, soit 9 000 nouveaux cas par an, concerne plutôt des femmes jeunes. Les risques de récidives sont élevés : 30% dans les trois ans qui suivent le diagnostic.

En cas de récidive avec métastases, le pronostic de ce cancer ne s'est pas amélioré au cours des vingt dernières années, faute de thérapies efficaces. Le taux de survie à cinq ans est de 11,3%. Sa caractéristique : il ne présente aucun marqueur (récepteurs hormonaux ou protéine HER2) à la surface des cellules cancéreuses, susceptible de répondre à une thérapie ciblée existante.

Deux traitements approuvés fin 2021

Il y a un an se créait le collectif #MobilisationTriplettes, devenu en décembre l'association Triplettes roses. Trois jours avant la journée mondiale du cancer du sein triple négatif, ce collectif réclame "de façon urgente" un accès à des traitements novateurs, citant les exemples de la vaccinothérapie, l'immunothérapie, ou les anticorps conjugués.

Grâce notamment à son action, les autorités sanitaires françaises ont approuvé à l'automne dernier l'usage de deux traitements, le Keytruda et le Trodelvy. Le collectif souhaiterait aussi "un projet de mise en place d'une plateforme nationale des essais cliniques" pour les femmes atteintes de ce cancer.

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