Les hôpitaux font de plus en plus appel à des intérimaires

De plus en plus d'établissements hospitaliers ont recours à l'intérim. Une équipe de France 2 fait le point.

FRANCE 2

Face à la pénurie de fonctionnaires, les hôpitaux sont obligés de faire appel à des intérimaires.

À l'hôpital du Mans, Christelle de Vick se prépare pour la première opération de sa journée. Cette infirmière anesthésiste est intérimaire. Elle a un contrat d'un mois. En cinq années d'intérim, elle a travaillé dans une vingtaine d'hôpitaux, de Lyon à Mulhouse, et même en Suisse. À chaque fois, elle découvre de nouveaux collègues et de nouvelles procédures. "Il faut vraiment être très concentré dans ce que l'on fait, toujours, mais plus particulièrement quand on fait de l'intérim. Et il faut avoir une capacité d'adaptation très rapide", confie Christelle de Vick au micro de France 2.

Un choix de vie

Christelle de Vick a choisi cette vie pour travailler où et quand elle veut, mais aussi pour des raisons financières. Les bons mois, elle gagne jusqu'à 5 000 euros, prime de précarité et congés payés inclus. Ce qui n'est pas toujours bien perçu par les autres salariés.

Comme tous les intérimaires de l'hôpital, l'infirmière est logée par l'établissement. L'ancien internat est mis à disposition gratuitement. Chaque soir, elle consulte les annonces pour préparer la suite. L'intérim dans le secteur de la santé représente l'équivalent de 3 700 emplois à temps plein soit 0,3% des salariés du public et du privé.

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Un service d'urgences à Douai (Nord), le 16 janvier 2014. (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)