Le gouvernement prévoit le doublement des franchises médicales à partir de fin mars

Les nouveaux montants doivent entrer en vigueur fin mars pour la partie franchises et "d'ici début juin" pour le reste, d'après le gouvernement.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une pharmacie près de Poitiers (Vienne), le 29 septembre 2023. (JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS / AFP)

Le gouvernement a lancé le processus de doublement des franchises sur les boîtes de médicaments, actes paramédicaux, transports sanitaires, consultations et examens de biologie. Il sera effectif à partir de fin mars, ont annoncé le ministère de l'Economie et le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, lundi 22 janvier. "Les nouveaux montants des franchises et des participations forfaitaires devraient entrer en vigueur" fin mars pour la partie franchises, et "d'ici début juin" pour le reste. 

Les franchises vont être doublées à 1 euro sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux. Les participations forfaitaires vont passer à 2 euros pour les actes et consultations des médecins, les examens et les analyses de biologie médicale, et la franchise à 4 euros pour les transports sanitaires. Le plafond annuel fixé à 50 euros pour les personnes souffrant d'une pathologie lourde "est maintenu", ajoutent les ministères. 

Les franchises et participations forfaitaires ne sont pas applicables "aux mineurs, aux femmes qui bénéficient de l'assurance maternité" et "aux bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire", rappellent-ils. 

Une mesure évoquée depuis plusieurs mois

Le gouvernement officialise ainsi une mesure évoquée depuis l'automne, mais très critiquée par les oppositions et les associations de patients. Lors de sa conférence de presse à l'Elysée, le 16 janvier, Emmanuel Macron avait défendu un doublement des franchises médicales. "Dire qu'on va passer de 0,50 à un euro" par boîte de médicaments, "je n'ai pas le sentiment qu'on [fasse] un crime terrible", avait déclaré le chef de l'Etat. "Je pense que ça responsabilise et que c'est une bonne mesure. (...) Il faut responsabiliser sur la consommation." La mesure devrait rapporter 800 millions d'euros, selon des estimations du gouvernement.

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