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L'Arabie saoudite doit 3,7 millions d'euros aux Hôpitaux de Paris

La polémique a été lancée par le médecin urgentiste Patrick Pelloux lundi 3 août, après le départ du roi Salmane de la Côte d'Azur.

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France Télévisions
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Le président français, François Hollande, et le roi d'Arabie saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, le 5 mai 2015, à Riyad (Arabie saoudite). (CHRISTOPHE ENA / AFP)

Beau succès. Le tweet de l'urgentiste Patrick Pelloux affirmant lundi 3 août que le roi Salmane doit 3,7 millions d'euros aux Hôpitaux de Paris (AP-HP) a été repris plus de 900 fois. Le médecin interpelle abruptement le souverain d'Arabie saoudite, qui a quitté de façon prématurée Vallauris (Alpes-Maritimes) après une semaine de polémiques sur la privatisation d'une plage pendant son séjour.

La dette "ne concerne pas que le roi Salmane"

Le chiffre donné par le médecin est-il juste ? Le Parisien a creusé la question dans son édition du mardi 4 août. Et donne quelques précisions. Si le chiffre de 3,7 millions d'euros de dette est confirmé, "il ne concerne pas que le roi Salmane, mais comprend pour toute l'Arabie saoudite les particuliers, les organismes et l'ambassade à Paris", souligne le quotidien.

Pourquoi l'AP-HP n'exige-t-elle pas avec davantage de vigueur le recouvrement de ses créances ? Selon un spécialiste des ventes d'armes cité par le quotidien, "c'est prendre le risque de froisser des susceptibilités et de s'asseoir sur des accords à plusieurs milliards d'euros".

Fin juin, vingt projets représentant, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, "plusieurs dizaines de milliards d'euros s'ils sont intégralement menés à bien" étaient en discussion entre les deux pays, mais seul l'achat par le ministère saoudien de l'Intérieur de 23 hélicoptères Airbus H 145, pour une valeur d'environ 500 millions d'euros, a été annoncé.

Riyad n'arrive qu'au 7e rang des mauvais payeurs

Selon Le Parisien toujours, "la dette cumulée (sur l'ensemble des années) des pays étrangers à l'égard de l'AP-HP culminait à 118,6 milliards d'euros fin 2014". L'AP-HP a affirmé au journal qu'elle allait désormais "revoir les conventions de dispenses d'avances de frais avec certains pays et exiger des prépaiements".

Précisions du journal : l'Arabie saoudite n'arrive qu'au 7e rang des mauvais payeurs, derrière l'Algérie (31,6 millions d'euros d'impayés), les Etats-Unis (5,7 millions) ou la Belgique voisine (4,9 millions).

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