Punaises de lit : Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, propose que le risque soit intégré "au contrat d'assurance habitation"

Invité de franceinfo, Emmanuel Grégoire a également demandé vendredi à l’État d’organiser rapidement des "assises de la lutte contre les nuisibles", car les remontées du terrain montrent que le phénomène prend de l'ampleur.
Article rédigé par France Info
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Emmanuel Grégoire, premier adjoint socialiste de la maire de Paris, sur franceinfo, lundi 4 septembre 2023. (FRANCE INFO / RADIOFRANCE)

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris propose vendredi 29 septembre sur franceinfo d’intégrer "au contrat d'assurance habitation" le risque d’être infecté par des punaises de lit "pour faire en sorte que personne ne renonce à traiter parce qu'il n'y a pas d’argent". La ville de Paris demande à l’État d’organiser rapidement des "assises de la lutte contre les nuisibles". "Ça nous inquiète parce que c'est une espèce invasive. Comme toutes les espèces invasives, si on ne prend pas le problème à la racine, le risque est qu'on se fasse collectivement déborder", a-t-il expliqué.

>> Punaises de lit : onze conseils pour se protéger (et pour vous en débarrasser)

Les punaises de lit infectent les habitations privées, mais aussi les espaces publics. Or, de nombreux locataires modestes ne traitent pas leur appartement : "C'est trop cher, donc des gens renoncent à traiter leur appartement et une fois que leur appartement est infesté, ça contamine les appartements voisins", souligne Emmanuel Grégoire. La Ville de Paris prend en charge pour les foyers les plus modestes les mesures d'éradication des punaises de lit dans les appartements. "Ça me paraît important, cette mesure d'aide financière."

"Engager un dialogue avec les assureurs"

Emmanuel Grégoire, ne veut pas "tomber dans la psychose" mais les remontées du terrain montrent que le phénomène prend l’ampleur. Il appelle l’État à "activer un certain nombre de sujets pour faire en sorte d'agir le plus rapidement et le plus efficacement possible".

"C’est l’enfer quand on se retrouve confronté à ça" et "c'est évidemment plus problématique pour les foyers modestes", poursuit l'élu. Il souhaite "la clarification de qui a la responsabilité entre le locataire et le propriétaire et engager un dialogue avec les assureurs parce qu'il faut vraiment lever cette contrainte financière qui fait que beaucoup de gens ne traitent pas et que ça finit par contaminer les voisins".

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