VIDEO. Hôpitaux endettés : les pistes d'économies envisagées

Tous les métiers de l'hôpital défileront jeudi 14 novembre pour dire leur ras-le-bol, huit mois après le début de la grève des services d'urgences. Ils manquent de moyens et les hôpitaux déjà très endettés n'ont aucune marge.

FRANCE 2

L'hôpital d'Auxerre (Yonne), premier hôpital du département, croule sous 26 millions d'euros de dettes. Le centre hospitalier peine à payer ses fournisseurs, son chauffage ou encore ses charges sociales. Alors, pour trouver des solutions, les derniers médecins embauchés ont une mission supplémentaire : apporter leur regard neuf pour faire des économies. Le Dr Baptiste Borraccino, chirurgien, vient de pratiquer une opération bénigne sur une patiente en ambulatoire. Elle sortira dans quelques heures. Pour lui, réduire la durée d'hospitalisation pour d'autres opérations plus lourdes est tout à fait possible. Deux jours d'hospitalisation en moins, cela revient pour l'établissement à 3 000 euros d'économies. 

Le coût exorbitant du recours aux intérimaires

Autre piste : baisser le coût du matériel chirurgical, très pointu, dont les chirurgiens se servent quotidiennement. Économie espérée : 435 000 euros sur trois ans, soit 30% de moins. Autre dépense : le recours aux intérimaires pour remplacer les 30 médecins manquants. Ils sont payés 1 300 euros par jour. Résultat : l'intérim médial a coûté 2 645 413 € en 2018. Pour tenter de régler le problème, le directeur fait appel à des médecins appelés "attachés associés". Ils ont fait leurs études hors de l'Union européenne. Malgré tous ces efforts, l'hôpital d'Auxerre doit aussi fermer 46 lits avant 2023. Il sera difficile de revenir à l'équilibre sans une nouvelle aide publique.

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L\'entrée du service des urgences de l\'hôpital de Dunkerque, le 7 décembre 2005. (Photo d\'illustration)
L'entrée du service des urgences de l'hôpital de Dunkerque, le 7 décembre 2005. (Photo d'illustration) (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)