Grève à l'hôpital : il y a pénurie de praticiens

Les médecins hospitaliers, anesthésistes, urgentistes et psychiatres étaient en grève, ce lundi 26 septembre. Au coeur de ce mécontentement : les salaires et les conditions de travail.

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France 2

Dans le CHU de Dole dans le Jura, il y a une maternité, un service d'urgence et une centaine de médecins pour 5 000 interventions chaque année. Problème, il n'y a pas assez d'anesthésistes réanimateurs. Au bloc ce matin, c'est le Dr Fabrice Kuntz qui assure la garde. Ici, il est intérimaire, il ne fait que trois jours de garde à l'hôpital de Dole cette semaine. Le reste du temps, il est titulaire à temps partiel dans un autre hôpital à 230km de là.

24% des postes de praticiens hospitaliers vacants 

Recourir à des intérimaires, le CHU de Dole n'a pas le choix. Il n'y a qu'un seul anesthésiste titulaire alors qu'il en faudrait au moins cinq à temps plein. Problème, le directeur ne parvient pas à recruter, il doit en permanence puiser dans une liste de 70 remplaçants et ça peut être in extremis. "Parfois on trouve tard, quelques heures ou une demi-journée avant l'échéance", explique Emmanuel Luigi, directeur du CHU Louis Pasteur de Dole. Aujourd'hui en France, 24% des postes de praticiens hospitaliers sont vacants, notamment chez les anesthésistes. Ils sont 10 000 en France, un nombre insuffisant. Une pénurie de praticiens qui a fait flamber les rémunérations des intérimaires.

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L'entrée des urgences de l'hôpital René Dubos de Pontoise, le 9 avril 2013. (MAXPPP)